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Elections anticipées, le 13 juin : Dissolution du parlement belge




Le parlement de Belgique a prononcé jeudi sa dissolution, ouvrant la voie à des élections législatives le 13 juin, à deux semaines et demie du début de la présidence belge de l’Union européenne.
La Belgique prendra la présidence tournante de l’UE le 1er juillet mais il paraît peu concevable qu’un nouveau gouvernement soit formé d’ici cette date - il avait fallu neuf mois pour établir un cabinet de coalition après les élections de 2007.
Cette dissolution est la conséquence de l’éclatement de la coalition gouvernementale du Premier ministre Yves Leterme le 22 avril après le départ des libéraux flamands du parti Open VLD.
Le scrutin du 13 juin ne garantit en rien l’apaisement des querelles linguistiques entre Flamands et francophones à l’origine de l’effondrement de la coalition dirigée par Leterme, qui était au pouvoir depuis cinq mois.
Un différend oppose les partis politiques francophones et néerlandophones à propos du statut de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), dont les Flamands souhaitent la scission.
Un sondage publié mardi a prédit qu’en Flandre, le N-VA, qui prône la partition de la Belgique, recueillerait le plus grand nombre de voix en cas de législatives anticipées. La dissolution du parlement signifie que la loi interdisant dans l’espace public le port de la burqa, voile intégral musulman, n’entrera pas en application dans les mois qui viennent et devra repasser en commission parlementaire.
L’incertitude plane également sur un projet de taxe annuelle que les producteurs nucléaires, dont le groupe français GDF Suez, devront verser en échange de l’exploitation de trois réacteurs dans le pays. Cette contribution financière ne fait pour l’instant que l’objet d’un accord entre le gouvernement belge et les groupes énergétiques et n’a pas valeur de loi.
Les deux chambres du parlement - la Chambre des représentants et le Sénat - ont voté jeudi des lois autorisant jusqu’à deux milliards d’euros de prêts à la Grèce et prévoyant de ramener le déficit budgétaire à 4,8% du produit intérieur brut cette année, contre un précédent objectif de 5,6%.
Les élus ont enfin approuvé la liste des articles de la Constitution ouverts à révision sous la prochaine législature, ce qui déclenche automatiquement la dissolution du parlement et exige la convocation de nouvelles élections dans les 40 jours.

Reuters
Samedi 8 Mai 2010

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