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Election présidentielle : Première épreuve pour la transition démocratique en Egypte




Election présidentielle : Première épreuve pour la transition démocratique en Egypte
L’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu mercredi et jeudi, revêt une valeur-test pour le processus de transition démocratique dans ce pays le plus peuplé du monde arabe, enclenché au lendemain de la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011.
Lors de ces élections, les premières à se tenir sous l’ère de la révolution, les candidatures de 13 personnalités représentant les islamistes, les libéraux, mais aussi d’anciens militaires ou encore des fidèles du régime Moubarak, ont été validées par la haute commission.
Ainsi, ce rendez-vous s’annonce crucial pour l’avenir du pays qui vit depuis plusieurs mois dans l’instabilité suite à la détérioration de la situation sécuritaire et économique.
Sous la pression de la rue, le chef du CSFA, le maréchal Hossein Tantaoui, au pouvoir, avait procédé à la levée de l’état d’urgence en vigueur dans le pays depuis plus de 30 ans, et au transfert des pouvoirs législatifs qu’il détenait à l’Assemblée du peuple.
Il a aussi souligné que ce processus démocratique devra aboutir à l’élection d’un nouveau président pour permettre à l’armée de remettre le pouvoir à des instances élues et de regagner ses casernes début juillet.
Le président du Conseil suprême des forces armées a, en outre, promis une «élection présidentielle qui sera un modèle pour le monde en matière d’expression libre et équitable de la volonté du peuple».
Malgré ces garanties, les révolutionnaires, notamment les jeunes, ont formulé des critiques acerbes à l’endroit du CSFA. Pour eux, il est impératif de poursuivre la révolution qui «n’a pas encore atteint ses objectifs».
A cet égard, les Frères musulmans, première force politique dans le pays et qui domine le Parlement, ont mis en garde le Conseil militaire contre le «chaos» et contre le fait qu’il «va se mettre en confrontation directe avec le peuple s’il décide de prolonger la période de transition».
Pour leur part, la formation salafiste «Al Nour» et le parti de la construction et du développement, bras doit de la Jamaa Islamiya ont exprimé le rejet au report de la prolongation de processus de transition, appelant à la rédaction rapidement de la Constitution afin d’éviter une «confrontation» avec les militaires.
Le candidat à la présidentielle et ancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa a, quant à lui, rejeté la prolongation de cette période de transition ou le recours à des «choix ambigus», tels que la mise en place d’un Conseil présidentiel, mettant en garde contre «les conséquences désastreuses» du report de cette échéance, en particulier sur le plan économique.
Selon des sources médiatiques, des consultations sont en cours entre les forces politiques sur la publication d’une déclaration constitutionnelle suite à la suspension, en mars dernier par la justice, de l’Assemblée constituante, après des plaintes déposées par les partis politiques et les libéraux et à son boycott par les coptes, l’institution Al Azhar et les laïcs.
Le tribunal avait jugé que le Parlement, dominé par les islamistes et les salafistes, n’était pas habilité à former cette assemblée de cent membres chargée de rédiger la première Constitution de l’ère post-Moubarak.
L’actuelle Constitution a été suspendue par l’armée peu après le renversement du président Hosni Moubarak. La nouvelle loi fondamentale devra définir l’équilibre du pouvoir entre Parlement et président, l’influence de la loi islamique sur la société, ainsi que les prérogatives de l’armée et l’étendue du contrôle civil sur l’institution militaire.
La décision de suspension de cette assemblée a aggravé la crise qui monte entre les islamistes et les partis laïques libéraux et de gauche sur la rédaction de la loi fondamentale qui régira la vie politique de l’Egypte post-Moubarak et définira les prorogatives du prochain président.  

Libé
Mercredi 23 Mai 2012

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