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Education nationale : Entre contestations régionales et concertations centrales




Education nationale : Entre contestations régionales et concertations centrales
Le changement dérange. Surtout quand il ne s’accompagne pas d’une campagne de sensibilisation et l’association des concernés par ce changement dans la prise de décisions sur fond d’arguments pour le moins convaincants. De Marrakech à Khénifra en passant par Fès, pour ne citer que ces trois provinces, plusieurs régions vivent au rythme de contestations véhémentes lancées par des enseignants prêts à tout pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’abus et d’arbitraire. Pendant ce temps, le ministre El Ouafa poursuit ses pourparlers avec les syndicats les plus représentatifs du secteur.
Le centre, au niveau syndical parviendrait-il à calmer les ardeurs régionales, au cas où les négociations avec le ministre aboutiraient? «En tant que Syndicat national de l’enseignement, nous n’avons pas encore tenu de séance de dialogue avec le ministre. Quant à la circulaire concernant le temps scolaire, nous pensons que c’est une question qui mérite un débat approfondi mais qu’il y a eu précipitation. Les avis sont divisés sur cette affaire. Concernant les différentes déclarations du ministre qui ont porté atteinte à la dignité des enseignants, nous avons dénoncé ce type de déclarations et nous débattrons de ce sujet lors de notre Conseil national», a indiqué Abdelaziz Ioui, secrétaire général du SNE, affilié à la FDT, en ajoutant que les contestations régionales sont légitimes.
 Au ministère, c’est un autre son de cloche.  Le dialogue avec les syndicats est ouvert et  toutes les propositions sont les bienvenues. El Ouafa propose même un nouveau statut. Dans une lettre adressée aux enseignants à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, le département de l’Education nationale se dit attelé  à l'élaboration d'un statut particulier de la famille de  l’enseignement. On y ajoute que ce statut vise l’amélioration  de la situation morale et matérielle des enseignants.
Ce qui est sûr, c’est que l’école publique est malade. Malade des expérimentations que chaque ministre apporte dans son cartable et que son successeur range dans les tiroirs pour en administrer d’autres à nos enfants et aux enseignants.
Au fait, où en est la fameuse réforme annoncée tambour battant? On nous fait savoir que cette réforme ne peut être entamée que si le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation se réunit.

KAMAL MOUNTASSIR
Samedi 6 Octobre 2012

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1.Posté par El yaagoubi ahmed le 07/10/2012 21:30
Parler de réformes est un véritable casse-tête qui ne cesse de nous bousculer, d'une investiture à une autre.On nous rebat les oreilles que le système d'éducation et de formation est une seconde priorités,après nos Provinces du Sud.Mais il semble que ce consensus est loin d'être perçu à l'unanimité par concitoyens,partis politiques,associations,syndicats,....à tel point que chacun se loge à sa propre enseigne.
Inutile de souligner que la réforme devra se concevoir comme un continium,un chantier à poursuivre pour plus de visibilité,de clarté,de pragmatisme ,d'efficacité et d'efficience.Un vrai édifice qui se construit sur des bases bien solides sous-tendues par des enjeux sans failles puisque c est tout l'avenir de notre société qui en dépend.
Au lieu d'entrer dans plus de détails au sujet de cette thématique,je parlerai de la dernière décision de Monsieur le Ministre au sujet des heures supplémentaires dans les écoles privées.Disons -le avec un grand sentiment de patriotisme et de citoyenneté que cela résulte d'une vision profonde et d'un enjeu majeur pour redorer le blason de l'école publique qui connait des aléas on ne peut plus scandaleux!Mais n oublions pas pas de signaler que bcp de fondateurs et responsables du secteur privé n ont fourni aucun effort pour qualifier leurs cadres et les intégrer comme étant de véritables enseignants praticiens dignes de porter le nom d'enseignants..Certes la convention signée entre l ANAPEC et le MEN était claire dans ce sens,sauf que peut être manquait-elle de suffisamment de précisions et de visibilité auprès des professionnels de l enseignement privé.Ce fut une importante opportunité pour résorber les chômage des diplômés tout en leur dispensant une formation de qualité.
Mais il faut dire qu'il n est jamais trop tard pour se mettre à table afin de reconsidérer tous les tenants et les aboutissants d'un problème qui secoue parents et professionnels de l'enseignement privé qui doivent à leur tour croire en tout ce que leur propose le ministère de tutelle en tant que professionnels consiencieux et scrupuleux,sachant pertinemment que le gain est permis mais que les jeunes recrues doivent exercer et vivre dans le dignité comme des fonctionnaires à part entière et non des roues de secours ou des personnes de peine au service d'hommes d'affaires que seul l'enrichissement anime.

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