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«Ecriture et autorité» quel rapport ?

Colloque international à Errachidia




«Ecriture et autorité» quel rapport ?
«Ecriture et autorité» est l’intitulé d’un colloque international qui aura lieu les 12 et 13 mars 2014 à Errachidia, à l’initiative des groupes de recherche «Interprétation et critique des systèmes culturels» et «Anthropologie culturelle et traduction» de la Faculté polydisciplinaire d’Errachidia. Le colloque se veut une réflexion sur la relation conflictuelle et souvent ambiguë entre autorité et écriture. Son objectif est d’élucider l’histoire de cette relation, de  lever le voile sur sa nature, et d’en étudier l’impact, que ce soit dans le contexte culturel arabe ou occidental, en ayant recours aux différentes approches possibles (philosophique, anthropologique, sociologique ou de critique littéraire) afin de rendre compte de cette relation.
Issus de plus de 20 nationalités, les participants aborderont plusieurs axes, entre autres, «l’autorité et ses diverses manifestations à travers la pensée et la réalité», «L’autorité en tant que système culturel», «Discours et autorité», «Langage et autorité», «Les masques de l’autorité», «Rhétorique et autorité et/ou rhétorique de l’autorité», «Ecriture et représentation de l’autorité», «Ecriture et idéologie», «Ecriture et défis de liberté», «Le poète et le Sultan dans le patrimoine littéraire arabe».
On entend aujourd’hui par «autorité» une propriété du pouvoir : sa légitimité supposée et la dimension symbolique qui le transforme en institution. Dans son acception propre, ce mot désigne un acte absolu qui implique une obligation et fonde sa relation avec les sujets sur la subordination et la négation. Subordination lorsque les sujets se soumettent à la logique de l’autorité toute puissante et transcendantale, et négation quand ces mêmes sujets commencent à prendre un chemin parallèle, faisant naître une force égale à celle de l’autorité en  lui réclamant attributions et prérogatives.
En effet, l’autorité tend souvent à conditionner toutes les valeurs pour justifier ses ambitions et maintenir son hégémonie. Ce qui lui permet à la fois d’être témoin de tous les phénomènes, détentrice de leurs destinées et responsable de leurs transformations. La question de l’ordre reste son atout majeur. C’est à travers ce concept qu’elle fonde son discours qui donne à son tour une certaine légitimité à «l’institution»  dans sa dimension unique qui se réclame de la vérité conçue non pas comme un «bien» à partager, mais plutôt comme un objet d’appropriation.
Le second aspect est un acte coercitif qui conçoit toute différence avec les «recommandations» de l’autorité comme étant une révolte et une insoumission nécessitant une répression ou, au contraire, une clémence et ce en vue de pérenniser le «mythe de l’ordre», véritable garant des intérêts du «dominant-vainqueur». 

Mustapha Elouizi
Mercredi 12 Mars 2014

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