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Ecole publique marocaine et la dimension amazighe de l’identité nationale




Ecole publique marocaine et la dimension amazighe de l’identité nationale
Témara :  Azergui Mohamed Professeur universitaire retraité


 
L’identité se construit tout au long de l’existence
A. Maalouf
 
La population marocaine est surtout amazighe d’après l’Histoire et les faits sur le terrain. Il y a cinq décennies la majorité des marocains, était rurale et parlait amazigh partout au pays. Cette langue ancestrale et millénaire, se meurt par les soins de l’Etat marocain et son Ecole. En 1957 le Pouvoir décréta sans consultation populaire aucune, les quatre bases de la politique éducative (unification, marocanisation, arabisation, généralisation). L’unification fut rapide, les étrangers et les juifs marocains partirent vite effrayés par la démagogie arabiste régnante.
 La marocanisation en masse et en hâte aboutit à des enseignants sans vocation ni motivation. La généralisation de l’enseignement ne fut jamais atteinte, et l’analphabétisme resta massif. L’arabisation fut décidée, disait la propagande à l’époque, contre la langue coloniale et ce, pour ne pas dire par crainte séculaire du démon amazigh et par obédience au panarabisme nassérien. L’Ecole marocaine est en faillite et le continue au vu et su du monde entier depuis un demi-siècle. Cet échec du système éducatif national, malheureusement, ne dérange nullement les responsables du pays.
Leurs progénitures vont dans les écoles privées ou celles affiliées aux ambassades occidentales. La finalité de l’Education publique pour eux est la construction d’une identité nationale arabe. L’hypothèse en filigrane dans ce texte est qu’elle viserait surtout la destruction systématique de la dimension amazighe de l’identité nationale (du moins avant SM Mohamed VI).  A l’Ecole publique marocaine les maîtres transmettent des contenus copiés texto des manuels. Les élèves enregistrent le discours du maitre et le restituent à la lettre aux contrôles divers. La langue d’enseignement est l’arabe, omniprésente à tous le niveaux sauf au Supérieur où le français est maître. Les programmes officiels en vigueur dans tout le pays comprennent une dizaine de matières. Celles, scientifiques (mathématiques, sciences) arabisées sont mal assimilées, les scores des élèves sont souvent médiocres. Les matières culturelles sont soit à valeurs universelles (philosophie, géographie, langue vivante) ou soit à intentions identitaires (langue et littérature arabes, histoire du pays, instruction islamique et civique). Ces dernières avec un horaire lourd visent la construction d’une identité nationale sur des assises arabes. Leur finalité mal dissimulée est la déconstruction de la culture et de la langue amazighe.
  Exemple 1(lecture langue arabe 6éme année de l’enseignement fondamental 1992) Ce manuel est destiné aux élèves de tout le pays finissant leurs cycle primaire. Au début il y a omniprésence du prosélytisme religieux et un texte d’un autre temps glorifiant le jihad (p23). Les élèves filles remarqueront une absence totale du rôle positif valorisant la femme. Elle est présente en (photos-décor) en épouse-mère. Les élèves amazighs verront avec amertume qu’ils sont complétement exclus du manuel. Comme par hasard la ville de Fès, ses leaders et ses écrivains sont dans plusieurs textes à côté des auteurs arabes d’Orient. L’Atlas est signalé par un poème qui présente les amazighs paisibles dans les tentes. Ils sont protégés dit le poète par les épées arabes qui décapitent les non arabes (p68). Les grandes vertus sont attribuées aux arabes par des textes et poèmes les montrant braves et généreux. Un seul texte d’un amazigh d’obédience islamiste arabiste proche du Makhzen (p91). Les symboles du pouvoir ne sont pas oubliés (p40, 134) Mais les amazighs sont totalement oubliés dans les 206 pages du manuel. Résultat : Ce manuel est un échantillon des documents en vigueur à l’époque dans le Primaire Ils sont destinés à installer les piliers de la personnalité arabe chez les enfants amazighs qui se battent et se débattent avec leur amazighité.
La suite du parcours scolaire (collège) tentera de l’effacer dans leur mémoire pour la vie
Exemple2 (langue arabe : lecture et textes pour la dernière classe collège MEN années 80/90) Le manuel est unique pour tous les élèves(15/16ana) de ce niveau à travers le Royaume Il participe à la fabrication d’un adolescent prototypique, illettré à l’échelle nationale Le manuel est parsemé d’anthropocentrisme naïf, de prosélytisme islamiste médiéval et d’antisémitisme primaire L’ethnocentrisme oriental arabe y est flatté:(mythes, croyances, guerres, conquêtes, gloires, butin, musique andalouse, nostalgie du passé, épée, vanité, éloges des Princes arabes).
Aucune allusion à la langue, la culture et l’histoire amazighes même si les contextes l’exigent. Ainsi un texte attribue un scénario de guerre et un discours mythique à Tarick. Lui et ses soldats sont décrits ici en héros arabes choisis et bénis par le Calife omeyade. Le récit ne dit pas le sort malheureux qui lui a été réservé en fin de vie à Damas pour le récompenser. Un texte d’un ancien ministre de « l’Education nationale et des Beaux-arts » décrit la littérature populaire marocaine comme uniquement arabe. Il ne fait aucune allusion aux apports de la culture amazighe à la culture populaire du Maroc. Le message et le but de ce Responsable et de son parti sont sans aucune équivoque : exclure et déraciner tout ce qui n’est pas moyen oriental arabe (amazighe, africain, juif) du domaine éducatif et culturel du Maroc Résultat : ce manuel reflète le discours en filigrane dans l’Ecole Publique marocaine d’antan Les jeunes adolescent(e)s de souche amazighe ont honte de leur amazighité à la fin du cycle. Ils sont hués en classe pour leur accent amazigh sous les regards amusés des enseignants. Ils se voient tiraillés entre deux univers. La famille qui défend avec amour et désespoir la langue, la culture et l’identité amazighes tout en vivant dans la misère. L’Ecole qui enracine par le conditionnement et le matraquage quotidien la langue et la culture moyen orientales. Sous d’autres cieux (Europe) l’Ecole s’approche de la culture des élèves au lieu de l’ignorer, la dissimuler et encore moins la réprimer.
  Exemple 3 (langue arabe textes choisis pour les terminales sciences et technique MEN 80/90) Le manuel est unique pour tout le Royaume Il est destiné à des élèves au seuil de l’Université. Il fabrique des jeunes sur le même moule et aboutit au profil attendu à la sortie des lycées du pays. Pour cela le théocentrisme panislamiste, l’ethnocentrisme panarabe, et la nostalgie d’un passé lointain de gloire sont de mise dans le manuel. Dès le début du manuel un texte décrit le partage dit juste ( !) des butins de guerres des conquêtes islamiques. Pas de questions en fin de texte pour éveiller la conscience des jeunes face à ces injustices envers les vaincus dont les amazighs et remettre les faits dans leur contexte. Au milieu du manuel Mehdi Almanjra décrit les atouts du Grand Maghreb sans l’épithète arabe. Mais une main invisible ajoute une carte du « Maghreb Arabe ». La même officine transforme le titre du livre (Soleil d’Allah brille sur l’Occident de S Hunke) en (Soleil des arabes qui brille sur l’Occident). Le manuel ne contient aucune indication sur la langue et la culture amazighe. Pour les auteurs du manuel c’est un peuple qui n’existe pas.
Une photo d’une belle fille amazighe sert de décor à un poème sensuel oriental (sous-entendu le pays demeure le gynécée du Moyen
Orient) Une photo du Résistant A Khattabi est à côté d’un poème koweitien
qui le décrit comme un héros arabe et non amazigh. Dans un autre texte les amazighs sont exclus de la célèbre place de Marrakech où tout serait axé sur les contes, mythes, les victoires des héros arabes invincibles. A la fin du manuel, un politicien de Salé décrie le dahir colonial sur le droit coutumier berbère sans dire qu’il a été parafé par le jeune Roi. Il insinue que les amazighs sont de complicité avec les colons. Il oublie leur résistance millénaire aux envahisseurs de tout poil.
 Un autre leader du même clan prône l’exclusion culturelle des autres cultures non arabe du discours scolaire. Résultat : d’une façon systématique les jeunes bacheliers et les jeunes bachelières de souche amazighe sont ainsi poussé(e)s par le contenu et les auteurs choisis dans ce manuel et d’autres partout en vigueur du moins dans les années 80et 90 à se renier. Au seuil de l’université ils ne parlent plus la langue de leurs ancêtres, ils ont honte de leur culture et au pire, ils les méprisent  
Exemple 4 :l’histoire du Maroc dans les manuels et dans le discours des enseignants. Aujourd’hui bien vieux je me souviens des bribes de cours d’Histoire reçus au Primaire début des années50 : « les ancêtres
Gaulois, Vercingétorix, Charlemagne, chansons de Roland et ses victoires sur les Sarrasins (en fait Musulmans) » ou « les Berbères sont les premiers habitants du Maroc, leur origine est inconnue elle serait européenne sans doute d’après les recherches». Quelques années plus tard dans un grand lycée de Rabat, des professeurs égyptiens nassériens affirment la supériorité du moyen Orient arabe pieux sur l’Occident mécréant. Ils assurent doctement que les recherches montrent que « les Berbères viennent pour sûr du Yémen donc, d’assez bonne souche arabe. » Mes enfants désormais devenus des adultes et parents, ignorent leur Histoire. Leur répertoire cognitif contient « les
Berbères sont les premiers habitants du Maroc ». Dans d’autres contrées on aurait dit « les aborigènes, les aztèques, les amérindiens, sont les premiers habitants».
Pourtant, les recherches (Génétique, archéologie, préhistoire) effectuées par des organismes nationaux et internationaux ont pourtant produit une documentation riche sur le passé lointain amazigh. Mais l’histoire officielle scolaire du Maroc ne commence qu’avec les conquérants arabes qui amènent la lumière d’Orient dit-elle. Elle loue la bravoure des amazighs face aux romains et criminalise leur résistances aux arabes. Elle dénigre Koceila et surtout la reine Tyhya (Kahina) pour s’être opposés aux arabes sans jamais dire que l’un aurait été trainé en esclave et l’autre atrocement décapitée.
L’Histoire officielle accorde des pages d’éloges au passé de l’Arabie et aux dynasties dont les chefs se disant avec fierté non d’ici mais d’Orient, et peu de place aux dynasties amazighes incontournables tout en oubliant d’autres(ex Bergouata 728-1148 sans trace dans les manuels). L’Ecole publique doit enseigner l’histoire du pays telle quelle fut, depuis l’Antiquité à nos jours. Elle est tenue de relater avec respect et objectivité les faits (résistance, guerres, atrocités, butins, esclavage, expropriations aux profit des vainqueurs romains vandales arabes et autres) Il faut discuter les vrais enjeux des guerres de conquêtes quelles que soient leurs origines. Ceci permettra de développer l’esprit critique et de tolérance.
La souffrance amazighe est une blessure profonde et ne peut se guérir par des baumes de façade. L’Islam est une grande Religion universelle sans liens avec ces massacres passés ou actuels. En résumé tel qu’il est fait l’enseignement de l’Histoire du Maroc ne permet nullement d’apaiser, mémoire et conscience collectives amazighes, meurtries par les traumatismes du passé lointain et proche. En plus il tend à gommer et effacer presque les amazighs de l’histoire de leur pays et de l’Afrique du Nord et par là il déconstruit leur identité millénaire. Dans d’autres pays on étudie l’histoire sans rien dissimuler aux jeunes du pays quelle que soit leur origine Résultat : les élèves marocains ignorent l’Histoire de leurs pays car dissimulée à dessin.
Exemple 6 : manuels d’instructions civique
Contenus axés avant tout sur le Makhzen et ses symboles pour les glorifier et les asseoir. Ainsi un manuel de l’enseignement fondamental est entièrement
consacré au feu le SM le Roi Mohammed V. Il est à remarquer qu’aucun des textes dans le manuel de ce grand Roi ne qualifie le Maroc de pays arabe Il fixe à l’Ecole (p89) deux but généralisation et formation des Cadres. Mais le ton change vite après sa mort .Tout un manuel est axé sur la Constitution
octroyée de 1972 qui décrète avec force que la langue officielle du Royaume est la seule langue l’arabe. C’est ce que lit l’enfant amazigh en page 8 dès le début du manuel phrase encadrée et coloriée.
Dans les autres manuels de l’éducation civique dite nationale même si le contenu ne le permet pas, les auteurs soulignent toujours les valeurs arabes enracinées au pays. Aucune illusion aux amazighs. La finalité indirecte de ces manuels est de dire que les Institutions de l’Etat arabiste (Makhzen) sont sans faille et l’obéissance doit l’être. Résultats : Ces cours d’instruction civique, aujourd’hui disparus, n’apportaient rien à l’élève amazigh sinon la confirmation de sa marginalisation délibérée.  
Exemple 6 : quelques vécus scolaires des amazighs. Aller à l’Ecole coranique d’antan c’est apprendre sous la férule du fquih, la langue dite sacrée. Aller à l’école publique marocaine c’est abandonner sa langue et sa culture amazighe dehors. Dedans, c’est le discours d’exclusion, tout est arabisé, islamisé, dépouillé de l’amazighité. Pire bien des élèves ayant un nom et un accent amazighs ont vécu le calvaire continu en classe. Un ami me raconte que son professeur d’histoire se servait de lui pour illustrer son cours pour la physionomie du berbère et il est ainsi ridiculisé par ses pairs. Un collègue ex prof d’arabe de son état me disait avec plaisir avoir souvent opposé et illustré son cours en opposant le profil des élèves andalous (nobles) au profil des élèves berbères supposé rustre.
Tout récemment une adolescente venue d’un collège des monts de Souss et ne parlant pas bien l’arabe dialectal inscrite dans un lycée d’une grande ville du Nord est la risée
ouverte de ses paires au vu des enseignants amusés et ce pour son accent naturel amazigh. Cela dénote l’image négative du « boutiquier chleuh, du rifain révolté et de l’amazigh rebelle » qui couve dans les familles urbaines se disant arabes, image développée par l’Ecole et les médias de connivence arabiste et islamiste.  La ville, les mass-médias et le système éducatif marocains finiront par tuer la langue et la culture amazighe et par là, le principal fondement de l’identité marocaine.
Nos parents (nés avec le XX siècle) ne parlaient que le tamazight et rarement l’arabe dialectal. Notre génération à nous (née dans les années1930/40) peu scolarisée est souvent bilingue (amazighe/arabe). Nos enfants devenus adultes, en partie scolarisés, comprennent l’amazigh sans le parler. Nos petits-enfants urbanisés et scolarisés ignoreront la culture amazighe ils ne comprendront plus le tamazight sauf si les efforts de l’IRCAM et du MEN y remédient à temps. Dans les faits l’école publique marocaine est connue dans le monde par sa faillite permanente. Mais elle aura réussi en partie le linguicide et l’ethnocide culturel amazighs et par là la déconstruction progressive de la dimension amazighe de l’identité nationale.
La nouvelle Constitution  depuis 2011 tente de la restaurer (via les lois organiques sur l’officialisation du tamazight).
 
Si le droit est avec toi marche la tête haute tu vaincras
Sénèque  
 
Azergui Mohamed
Professeur universitaire retraité


Azergui Mohamed Professeur universitaire retraité
Mercredi 7 Novembre 2012

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1.Posté par zerdouh le 07/11/2012 10:14
Mr le pr Azergui: permettez- moi de vous dire que le marocain ne possède pas de langue ,ni arabe ,ni amazigh ,ni français car une langue est quotidienne en la parlant,en la lisant et en l'écrivant ,
à ces critères (parler, lire et écrire )ni l'arabe,ni l'amazigh n'est dans ce cas et seule la langue française rentre dans la logique de ces critéres ,
je conviens avec vous que l'arabisation imposée a atteint son but : former des chomeurs de pauvres proies des islamistes fanatiques qui gouvernent aujourd'hui dans l'espoir d'inculquer l'obscurantisme wahabite au maroc ,
quant à la langue amazigh ,elle aboutira au meme résultat que l'arabe ,
seul le retour à l'enseignement en langue française permet d'acceder aux progres !

2.Posté par Azergui le 08/11/2012 15:05
En réponse à Mr Zerdouh
Je vous remercie pour votre réponse Mais mon propos est tout autre que d'imposer le tamazight Mon but dans cet article et dans d'autres ici ou ailleurs est un cri de fond de mon moi contre l'injustice , le mépris, la marginalisation qui frise le racisme à l'égard de la population amazighe depuis plus d'un demi siécle et cela continue Rêvons un peu Mr Zerdouh: si la démocratie avait élu domicile dans le pays depuis 1956 le paysage culturel et linguistique serait sans dominanrt (arabe) ni dominé (amazigh) Une jeune fille médecin issue de Fès arriverait à Tafraout et parlerait avec plaisir sans mépris amzigh avec les femmes et filles soussies
Je suis bien vieux et je pratique le français depuis ma classe de cours préparatoire (1950/51) J'ai roulé ma vieille carcasse dans des pays bilingues ou trilingues cela ne pose aucun problème(canada, belgique,suisse.......)


Je suis d'accord avec vous que l'arabe et le tamazight ne sont pas des langues vivantes comme le français ou l'anglais mais au mins elles doivent être des alngues de communication entre les marocains, langues administratives , de justice et autres toutes les deux au même titre

3.Posté par Amanar le 09/11/2012 17:55
Bonjour Mrs,

Article, très intéressant et combien vrai! Par contre il y a dans vos échanges, si vous le permettez, une chose qui me choque: Depuis quand est ce qu'on considère qu'une langue est vivante que lorsqu'elle ne répond pas au trois: parlé lu écrit! C'est une interprétation combien erronée!

La langue parlée suffit elle même à son existence et au critère de la vitalité! Pas besoin de l'écrire, sinon l’humanité n'aura eu que si peu de langues! Et toute sa vraie richesse n'aura guère été reconnue!

Les critères qu'on retient pour reconnaitre une langue sont: Historicité, vitalité, autonomie et standardisation. Néanmoins, l'un ou l'autre manquant, ne peut amputer la langue de qualificatif de vivante, sauf vitalité!

Je serai d'accord sur l'Amazigh (ensigné par l'IRCAM), dans la mesure ou il ne correspond pas encore à grande chose, comparée à ses sources: tarifit, tachelhit et tamazight. Il en est de même pour l'arabe dit classique ou moderne (les deux variantes) comparée à l'arabe darija. Par conte, la vitalité ni des trois variantes nationales, ni de darija ne peut être reniée et les considérer comme mortes, puisque c'est ce que non vivante, veut dire!

Pour revenir à l'enseignement, entre autre, le Maroc officiel a tout fait pour éradiquer l'amazighité! L’école est son meilleur abattoir! Même si elle apporte d'autres connaissances, mais à quel prix!

Respectueusement, vôtre.

Abdellah, Paris. (Enfant de l'école marocaine, fier de son amazighité!)


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