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Ecole d'été de la Francophonie : La jeunesse au service de la culture des droits humains




Ecole d'été de la Francophonie : La jeunesse au service de la culture des droits humains
La troisième Ecole d'été de la Francophonie s'est tenue du 28 juillet au 6 août 2010 à Tunis. 10 jeunes Marocains ont fait partie des 100 participants représentant 40 Etats de l'espace francophone. Ces participants ont été formés dans plusieurs thèmes dont les droits humains, la paix, la démocratie, la coopération, l'environnement et les technologies de l'information et de communication. Plusieurs recommandations et un plan d'action de l'Organisation internationale de la Francophonie, institution organisatrice de cette troisième Ecole d'été, ont été développés lors de cet événement. Retour sur les moments forts.
Droits de l'Homme,
démocratie et paix
Les participants au volet « Droits de l'Homme, démocratie et paix » ont eu des ateliers de formation sur les thématiques « Jeunes, processus électoraux et prévention des conflits », sous la coordination du professeur ghanéenne Lavinia Addae-Mensah et de M.Rajoana Andrianaivo, chef de projet à la Direction des droits de l'Homme de l'OIF. Ce dernier a axé sa communication sur les principaux instruments de promotion des droits de l'Homme, de la démocratie et de la paix dans l'espace francophone tout en se basant sur la Déclaration de Bamako, la Déclaration de Saint Boniface et la Charte de la Francophonie.  « Des déclarations qui, selon l'intervenant, constituent des engagements des Etats membres de la Francophonie pour la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance  et de la paix».  
Quant à la question des processus électoraux et la prévention des conflits, les participants ont identifié les différents acteurs impliqués dans le processus électoral ainsi que les rôles qu'ils doivent jouer. Parmi ces acteurs, il faut citer « le Comité national de préparatoire, les candidats et partis politiques, le gouvernement et autres institutions étatiques, la société civile, les observateurs internationaux et les médias. Des échanges sur les expériences vécues par les jeunes dans 40 pays ont permis un partage fructueux.
S'agissant de module « conflits électoraux et  leur  prévention », les jeunes, chacun partant de l'expérience de son pays, ont identifié les causes de violences électorales telles que l'appropriation du processus électoral par le pouvoir central, la non fiabilité du fichier électoral, le non-respect du Code électoral, l'insuffisance des moyens logistiques, la fraude électorale, le manque d'autonomie des organisateurs des élections, la partialité des superviseurs et le refus des verdicts électoraux.
Après avoir identifié des comportements qui favorisent les conflits, les jeunes, sous l'encadrement des professeurs, ont proposé des solutions comme « la transparence dans l'établissement des listes électorales, la nécessité d'une grande implication des jeunes dans le processus électoral, la sensibilisation des populations et des médias à avoir des comportements responsables, l'impartialité des observateurs nationaux et internationaux et l'éducation au civisme et au patriotisme dès le jeune âge».
Concernant les recommandations relatives à ces thématiques, les jeunes Marocains ont participé activement à leur élaboration. Ainsi, les participants ont appelé les pays de l'espace francophone à faire de la lutte contre l'ignorance des droits et devoirs civiques et l'analphabétisme une cause nationale. Ils ont recommandé, également la promotion des droits humains des populations tels qu'ils sont définis universellement, tout en se référant aux constitutions démocratiques nationales et aux conventions internationales notamment les Déclarations de Bamako et de Saint Boniface. Par ailleurs, ils ont appelé à la consolidation des processus électoraux libres, démocratiques et transparents, et à l’adoption des approches participatives et pacifiques pour mettre fin aux conflits politiques internes et territoriaux. De surcroît, ils ont affirmé la nécessité de renforcer la solidarité et la coopération sociale, économique et culturelle entre les Etats membres de l'espace francophone.
Les participants ont, également, appelé la jeunesse et la société civile francophones à œuvrer pour la promotion des principes de démocratie, de justice sociale, d'égalité et des droits humains dans la société à travers la participation active à l'encadrement des populations et à la conscientisation des citoyens. Enfin, ils ont appelé la jeunesse à faire des nouvelles technologies de l'information et la communication un outil  alternatif favorable à la liberté d'expression, aux réseautages et à la mobilisation.
En clôture de ces ateliers au sujet des « Droits de l'Homme, démocratie et paix », les jeunes participants ont élaboré un plan d'action et l'ont  proposé à l'OIF. Ce plan a pour objectif de faire adhérer le maximum de jeunes, d'ici la prochaine Ecole d'été, au principe de démocratie, des droits humains et de la promotion de la diversité culturelle, et ce par des activités de sensibilisation, de formation et d'information. Parmi ces activités, les jeunes ont prévu d'organiser des séances de restitution au niveau des associations de jeunes, de clubs des droits humains et des jeunes en général. Autant plus, ils ont pour objectif la sensibilisation et l'information sur les thèmes de la diversité culturelle, de la paix, la démocratie et les droits humains par des émissions radios, des cafés-liberté et des conférences dans les universités et espaces publics, notamment qui se situent dans des quartiers défavorisés des grandes villes ou en milieu rural.
Technologies de
l'information et de
communication (TIC)
Cet atelier qui s'est déroulé du 30 juillet au 03 août courant, avait pour objectif de consolider les connaissances des participants en matière des TIC et de préparer l'après Ecole d'été 2010 à travers la mise en place d'un réseau et d'un plan d'action sur la thématique. La délégation marocaine était représentée par 4 jeunes étudiants en informatique.
L'animateur de l'atelier, M.Zouari, a abordé le sujet intitulé « Les opportunités et menaces liées aux TIC pour la jeunesse ». Il a  été question de la réalité sociale de la fracture numérique, de la diffusion de la culture et de la sécurité numérique, des nouvelles tendances de menaces liées aux TIC (entre autres les malwares et les risques sur les données personnelles), et de la définition de plusieurs termes techniques liés à ces menaces.
Des sujets, tels que le développement de la cybercriminalité et le hacking, ont suscité plusieurs questions et débats notamment au niveau des éclaircissements conceptuels. Par ailleurs, des expériences personnelles des participants ont été partagées.
Le directeur général de l'ANSI de Tunisie a aussi fait cas de l'importante place des TIC dans tout développement socio-économique. Il a défini la notion de dépendance aux TIC et clarifié les enjeux stratégiques que représentent ces technologies pour l'entreprise et le développement personnel. Il a souligné l'importance de la sécurisation des systèmes d'information ainsi que les méthodes et techniques de cette dernière afin de lutter contre la cybercriminalité qui est en pleine évolution dans le monde d'aujourd'hui.
Les deux derniers ateliers ont été animés par l'expert tunisien Haytam El Mir. Il a démontré l'importance de la sensibilisation aux risques liés à l'Internet et services offerts par celui-ci. De même, il a illustré les diverses formes et outils d'attaque du système informatique tout en proposant des solutions et moyens de prévention.
Côté recommandations liées à cette thématique, les participants francophones, conscients que « les jeunes sont un partenaire de premier choix et un pilier incontournable pour le développement des TIC dans leurs pays, ont appelé les Etats des pays en voie de développement pour qu'ils « déploient davantage d’efforts pour la réduction de la fracture numérique » via l'amélioration de leurs politiques en matière des TIC; action qui encouragera la création d'un environnement favorable aux initiatives des jeunes en la matière. Les jeunes informaticiens ont également recommandé la forte implication de la jeunesse dans le développement et la mise en œuvre des politiques des Etats en matière des TIC. Ces derniers devraient utiliser les TIC comme « outil de développement global et durable sur tous les plans (social, économique, culturel, environnemental, droits de l'Homme, religion, etc). La dernière recommandation a porté sur la nécessité de l'intégration des TIC au niveau du système éducatif de chaque pays appartenant à l'espace francophone, notamment les pays en voie de développement.
S'agissant du plan d'action lié à la thématique des TIC, les jeunes participants ont déterminé la « réduction de la fracture numérique et la promotion de la diversité culturelle à travers les TIC » comme deux grands objectifs à atteindre. Ainsi, les activités proposées porteront à la fois sur la formation et la sensibilisation aux TIC, et le partage d'informations et d'expériences par la mise en réseau et la création d'une radio web.

Tunis- DNES Montassir SAKHI
Mardi 10 Août 2010

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