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Ecœuré par la vacuité du discours de Benkirane, le Groupe fédéral se retire de la séance des questions de politique générale : Protestations tous azimuts




Ecœuré par la vacuité du discours de Benkirane, le Groupe fédéral se retire de la séance des questions de politique générale : Protestations tous azimuts
La coupe est désormais pleine et le ras-le-bol généralisé.  Entre autres manifestations de celui-ci, la  journée nationale de protestation organisée samedi par  la Fédération démocratique du travail (FDT) et la Confédération démocratique du travail (CDT). Première opération du genre organisée par ces deux Centrales  après la Marche de la dignité, celle du 8 décembre a permis aux nombreux participants qui y ont pris part dans toutes les villes du Royaume de décrier tout le mal que le gouvernement est en train d’infliger aux classes laborieuses.
« Non à l’entrave des libertés syndicales ! », « Non aux prélèvements sur les salaires des fonctionnaires grévistes », « Non à la hausse des prix de l’eau et de l’électricité ! » étaient, entre autres, les leitmotivs de cette journée de manifestation organisée non seulement dans les grandes villes telles Casablanca ou Rabat, mais aussi sur l’ensemble du territoire national.
Les autorités locales de certaines de ces villes ont joué le jeu et d’autres pas. En effet, d’aucuns ont estimé bon d’interdire toute manifestation, muselant ainsi les militants des deux Centrales et la classe ouvrière, portant ainsi atteinte à leurs droits les plus légitimes. La répression fait désormais  partie de l’approche sécuritaire adoptée par l’Exécutif  pour faire face à toute  forme de protestation. Il n’a plus d’autres moyens que la fuite en avant  en écornant davantage l’image de notre pays à l’étranger. Au lieu d’accorder la priorité à  l’approche  sociale, le recours à la répression à outrance ne peut et ne pourra solutionner les différends ni mettre fin aux débrayages, sit-in et autres mouvements de protestation.    
Le hic, c’est  que pareil traitement est dangereux. Toute stabilité est conditionnée par une paix sociale sans laquelle tout développement socioéconomique est impossible.
C’est pour éviter que l’actuel aventurisme de l’équipe gouvernementale ne débouche sur l’irréparable que Mohamed Daidaa a tiré la sonnette d’alarme en se retirant, vendredi dernier,  en compagnie des membres du  Groupe fédéral de l’unité et de démocratie à la Chambre des conseillers de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale du gouvernement.
Lors de sa brève intervention donnée  au nom du Groupe socialiste, Mohamed Daidaa  a déclaré ne pas comprendre la position du chef du gouvernement qui insiste à faire de la classe ouvrière un ennemi au lieu qu’elle soit son allié naturel et stratégique pour lutter contre la prévarication, le  despotisme et pour instaurer la justice sociale.
En s’adressant au chef du gouvernement, il se demandait pourquoi l’article 288 du Code pénal qui punit d’emprisonnement n’a pas été annulé et la  convention internationale N° 87 relative à la liberté syndicale n’a pas été ratifiée jusqu’à nos jours.  Le gouvernement persiste dans l’entrave à l’exercice du droit syndical, a-t-il fait savoir.
Le recours excessif au bâton pour soi-disant atténuer les tensions,  le coup porté, aux libertés démocratiques et syndicales, le désengagement du gouvernement à tenir des négociations tripartites pour faire avancer le dialogue social, le non-respect de ses engagements relatifs à l’accord du 26 avril 2011 et particulièrement de la déclaration du 30 novembre  du chef du gouvernement devant la Chambre des représentants concernant les libertés syndicales, les retenues sur les salaires des grévistes, pour toutes ces raisons, le Groupe socialiste se voit contraint de se retirer de cette séance.   

LARBI BOUHAMIDA
Lundi 10 Décembre 2012

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