Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Echec total à Genève Londres et Paris condamnent le régime

Brahimi présente ses excuses au peuple syrien




Echec total  à Genève  Londres et Paris  condamnent  le régime
Quinze jours après un premier échec, une deuxième session de négociations à Genève entre l'opposition et le gouvernement syriens n'a permis aucune avancée, l'avenir de ces pourparlers étant désormais en question. 
 Le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi, s'est dit "tout à fait désolé" et s'est excusé "auprès du peuple syrien dont les espoirs étaient si grands".
 Il a mis fin samedi aux discussions, dans l'impasse depuis trois semaines, et n'a fixé aucune date pour une reprise. 
 "Je pense qu'il est préférable que chaque partie rentre et réfléchisse à ses responsabilités, et (dise) si elle veut que ce processus continue ou non", a déclaré M. Brahimi à la presse.
 Il était prévu que ce deuxième cycle de discussions, commencé lundi dernier, s'achève samedi mais le médiateur en accord avec les deux délégations devait fixer une date pour une nouvelle réunion.
 Depuis le début des négociations en janvier à Genève entre régime et opposition sous l'égide de l'ONU, pas moins de 6.000 personnes ont été tuées, a annoncé samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le conflit en Syrie a fait plus de 140.000 morts depuis près de trois ans, selon l'ONG qui affirme que le bilan est en réalité bien supérieur mais difficile à établir en raison du black-out imposé par les deux bords.
 "L'impossibilité de s'entendre sur le programme des prochaines sessions de négociations (...) représente un sérieux revers" et "la responsabilité en incombe directement au régime d'Assad", a estimé le chef de la diplomatie britannique Willam Hague, soulignant "son plein soutien à Lakhdar Brahimi". Même sentiment pour son homologue français Laurent Fabius qui "condamne l'attitude du régime syrien qui a bloqué toute avancée". 
 Après le refus d'appliquer l'ordre du jour par la délégation du gouvernement syrien, M. Brahimi a choisi de renvoyer tout le monde sans date de retour pour donner à chacun un temps de réflexion.
 La dernière réunion à Genève entre l'opposition et le régime avait également échoué avec toutefois une avancée notable puisque pour la première fois les ennemis s'étaient parlé.
 Cette fois aucun progrès n'a été enregistré après des discussions particulièrement difficiles.
"Le gouvernement considère que la question la plus importante est le terrorisme, l'opposition considère que la question la plus importante est l'autorité gouvernementale de transition", a-t-il dit ajoutant qu'il avait proposé d'évoquer d'abord "la violence et le terrorisme" pour passer ensuite au problème de "l'autorité gouvernementale".
"Malheureusement le gouvernement a refusé, provoquant chez l'opposition le soupçon qu'ils ne veulent absolument pas parler de l'autorité gouvernementale de transition", a ajouté le médiateur. 
 "J'espère que les deux parties vont réfléchir un peu mieux et reviendront pour appliquer le communiqué de Genève", adopté en juin 2012 par les grandes puissances comme plan de règlement politique de ce conflit qui dure depuis près de trois ans.

AFP
Lundi 17 Février 2014

Lu 373 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs