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Dub Afrika Je suis souvent guidé par mon feeling

Le style de Oum m’impressionne énormément




Mehdi Hattabi, plus connu sous le nom de Dub Afrika, est l’une des nouvelles figures incontournables du reggae marocain. L’artiste s’est très vite fait remarquer par l'originalité de sa musique et la tonalité de ses textes engagés, ainsi que par ses rythmes énergiques. "Sky is the Limit", "Time to Say Goodbye", ou encore "Mama", sont autant de hits captivants qui ont rapidement été visionnés par plusieurs milliers d’internautes. «J’ai débuté jeune à l’âge de 15 ans, j’ai commencé avec du rap parce que c’était la tendance à l’époque. Quelque temps après, je me suis consacré au reggae, plus proche de la culture africaine qui est la nôtre», explique ce jeune artiste originaire de Mohammedia dans un entretien accordé  à «2M.ma».
«Le reggae, mon père en écoutait régulièrement. Les rythmiques et le côté spirituel très présent dans ce genre musical m’ont donc marqué dès mon plus jeune âge», ajoute-t-il. Concernant «Dub Afrika», son nom de scène, l’artiste fait savoir que le «dub» est un genre musical dérivé du reggae, qui veut dire aussi "roots" ou "racines", et mes racines c’est l’Afrique. C’est un surnom dans lequel je me suis pleinement retrouvé».
Pour ce qui est des critères de choix de ses thématiques,  Mehdi Hattabi souligne qu’il est souvent guidé par son feeling. «Ça peut être un simple fait du quotidien, comme ça peut être une rencontre inspirante, l’essentiel est que la chanson soit porteuse d’un vrai message», dit-il. Et d’ajouter : «A titre d'exemple, dans “Time to say goodbye,” l'idée était d'encourager les Marocains à purger leur passé et aller pleinement de l'avant. Dans "Sky is the limit", j'ai essayé de convaincre que rien n'était impossible à ceux qui tentent.  
"Mama" est un tube un peu spécial, car j'ai chanté pour ma mère. C'était aussi un appel au respect que l'on doit tous à la femme». Quant à l’utilisation du dialecte marocain dans la majorité de ses titres, le reggaeman souligne que cela est dû au fait qu’il s’adresse avant tout aux Marocains même s’il essaie d’introduire l’anglais dans les refrains «afin de préserver le caractère universel de ce courant musical qui est certes loin de notre culture».
A propos des artistes avec qui il aimerait collaborer dans le futur, Dub Afrika est catégorique : «Certainement Oum !», dit-il, toujours dans le même entretien. «Je tiens à dire que j’ai beaucoup d’estime pour cette artiste. Son style m’impressionne énormément. Je pense aussi à Ahmed Soultan qui a une vision artistique très particulière mêlant langues et rythmes du monde», lance l’artiste qui prépare actuellement la sortie de son second album «Maturity».

M.A
Vendredi 6 Janvier 2017

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