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Du gaz moutarde utilisé en Syrie

Washington, Londres et Paris avaient également accusé Damas d'avoir utilisé du gaz de chlore contre des rebelles




Du gaz moutarde utilisé en Syrie
Du gaz moutarde a été utilisé cet été lors de combats en Syrie, a confirmé pour la première fois l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui, conformément à son statut, n'a désigné aucun responsable.
Les experts en armes chimiques ont conclu que ce gaz asphyxiant avait été utilisé le 21 août à Marea, une ville de la province d'Alep (nord). Un rapport encore confidentiel a été envoyé aux Etats membres de l'OIAC, qui doivent se réunir fin novembre.
Des militants syriens et des ONG médicales avaient déjà affirmé fin août qu'une attaque à l'arme chimique avait touché des dizaines de personnes à Marea, où des combats opposaient des rebelles à des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), rapporte l’AFP.
Des patients soignés dans un hôpital d'Alep rattaché à Médecins sans Frontières avaient évoqué un obus de mortier dégageant "un gaz jaune" dans leur maison. Selon des militants présents sur place au moment des faits, plus de 50 obus avaient été tirés ce jour-là sur Marea par l'EI.
Les accusations de recours aux armes chimiques par l'EI se sont multipliées ces derniers mois en Irak comme en Syrie, où le groupe jihadiste occupe de vastes régions.
Washington, Londres et Paris avaient également accusé en août le régime syrien d'avoir utilisé du gaz de chlore contre des rebelles.
Le régime syrien est censé avoir détruit tout son arsenal chimique, aux termes d'un accord américano-russe de septembre 2013 qui lui a permis d'éviter des bombardements occidentaux - après, déjà, des accusations d'utilisation de chlore. Mais l'OIAC a conclu, en 2014, que du gaz de chlore avait été utilisé dans le conflit. Déclenché en 2011 après la répression sanglante de manifestations réclamant des réformes, le conflit en Syrie est devenu complexe au fil des années, avec une multiplication des acteurs, locaux et étrangers, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a causé la mort de plus de 250.000 personnes et poussé à la fuite des millions de Syriens.
L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, rendra compte mardi prochain au Conseil de sécurité des Nations unies des entretiens qu'il a eus à Damas, Moscou et Washington sur le conflit, dans le cadre d'initiatives pour lancer des discussions entre le régime syrien et son opposition, après quatre ans et demi de tueries, selon des diplomates.  Sur le front, après une "violente offensive", le groupe jihadiste Jund al-Aqsa a délogé l'armée syrienne de Morek (centre), l'unique localité sur la stratégique autoroute reliant Alep à Hama aux mains des militaires, dont des "dizaines" ont été tués ou blessés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Jund al-Aqsa a crié victoire sur son compte Twitter mais une source militaire syrienne en a relativisé l'ampleur: "Des hommes armés sont entrés dans Morek mais ils ne s'en sont pas emparés et des combats violents se poursuivent. Les aviations syrienne et russe s'en occupent".
Pour Jeff White, expert militaire auprès du Washington Institute, cette défaite "montre la faiblesse d'une proportion importante de l'armée dans les opérations offensives mais aussi défensives".
Et dans l'est, à Boukamal (est), à la frontière irakienne, au moins 22 civils ont péri dans des bombardements aériens contre l'EI, dont les auteurs ne sont pas identifiés, selon l'OSDH.
Alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad, la Russie, par la voix de son commandant des forces aériennes Viktor Bondarev, a annoncé le déploiement en Syrie de systèmes de missiles antiaériens pour protéger ses hommes.
 

Samedi 7 Novembre 2015

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