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Droits des femmes: la parité, un objectif à réaliser


Malgré les efforts déployés, un long chemin reste à parcourir



Droits des femmes: la parité, un objectif à réaliser
Les droits des femmes sont en passe de connaître une avancée au Maroc avec l’abrogation attendue d’une loi décriée qui permet au violeur d’une mineure d’échapper à la prison en épousant sa victime, mais le chemin de la parité reste long, comme en attestent de récents faits divers. 

Dans le tumulte du Printemps arabe, le Royaume s’est doté mi-2011 d’une Constitution qui consacre «l’égalité des droits et libertés», l’article 19 ajoutant que «l’Etat oeuvre à la réalisation de la parité» homme-femme.

 Quelques mois plus tôt, le pays avait été choqué par le suicide d’Amina Filali, 16 ans, contrainte d’épouser son violeur, celui-ci échappant de la sorte à la prison en vertu de l’article 475 du code pénal.

 Lundi, le gouvernement a exprimé son soutien à la proposition de loi prévoyant l’abrogation de cet article. Dans son communiqué, le ministère de la Justice s’est même dit prêt à aller plus loin, en durcissant les peines encourues (jusqu’à 30 ans d’emprisonnement, contre cinq actuellement).

«Les amendements sont de nature à garantir la protection nécessaire des mineures contre toutes les agressions sexuelles», a commenté mardi le ministère de la Justice Mustapha Ramid.

«Toute avancée est à souligner, et il est clair qu’il y avait là une disposition choquante», affirme pour sa part à l’AFP le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Driss El Yazami, selon qui la voie est à présent dégagée pour un vote favorable des deux Chambres.

 Pour autant, M. Yazami en appelle à une accélération des réformes.

«La question n’est pas simplement d’affirmer le principe de parité mais de voir comment on va vers la parité», relève-t-il, notant que le CNDH «a consacré son premier mémorandum à ce thème central», en particulier à la création d’une Haute autorité sur la parité, comme le prévoit la Constitution.


Dès 2004, le Maroc s’est doté, sur initiative du Roi Mohammed VI, d’un nouveau Code de la famille (moudawana), qui encadre notamment drastiquement la polygamie.

AFP
Jeudi 24 Janvier 2013

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