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Droits de la femme: Les décisions de justice bientôt mises sur Internet




L'Association Amal pour la femme et le développement de la ville d'El Hajeb organise une conférence sur le thème de "La promotion des droits des femmes au Maroc à travers une base de données en ligne contenant des décisions de tribunaux», sujet qui fait l’objet d'un projet de Global rights pour la période allant du 1er décembre 2010 au 30 novembre 2012.
Lors de cette conférence, Allali Hasnaa de l'Association Amal a présenté le projet, suivie par Mohamed Adib Kabouss qui a débattu des limites possibles du recours au droit international par les tribunaux marocains. Quant à Mohamed Mesho du Barreaux de Meknès, il a traité du rôle de l'avocat dans la mise en œuvre et l'application des conventions internationales devant la justice marocaine
Pour rapprocher nos lecteurs des travaux de cette conférence, nous avons pris attache avec Khadija Nour, présidente de l'association.

Libé : Quels sont les objectifs de l’Association Amal pour la femme et le développement ?

Khadija Nour : Amal est une association de proximité impliquée dans la lutte contre la violence fondée sur le genre, le plaidoyer pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et l’éducation sur les droits humains des femmes. C’est une association citoyenne autonome qui adopte le référentiel juridique international en matière des droits humains des femmes dans leur globalité, intégralité et universalité.
L’Association Amal est convaincue qu’aucune médiation ne peut être envisagée en présence de violence.
Quant aux objectifs stratégiques et projets prioritaires 2011 -2013 de l'association, ils sont au nombre de trois.  Le premier de ces objectifs a trait à l’«Empowerment» des femmes victimes de violence à travers l’offre d’une chaîne intégrée de services de qualité leur facilitant l’accès à la justice. Le deuxième objectif consiste en un plaidoyer au niveau national pour l’adoption de dispositions légales contre la violence fondée sur le genre et au niveau régional pour l’institutionnalisation de la prise en charge publique des femmes victimes de violence.
Quant au troisième objectif, il a trait à la diffusion de la culture de l’égalité et de rejet des violences fondées sur le genre et la conscientisation et la mobilisation des femmes pour la défense de leurs droits.

Qu'en est-il de la condition de la femme dans la ville d'El Hajeb et quelles sont les actions entreprises par votre association pour l’améliorer ?

La condition de la femme à El Hajeb change petit à petit grâce aux actions entreprises par des associations dans la ville dont l’Association Amal qui œuvre dans plusieurs domaines tels que l’éducation sur les droits humains des femmes avec des organisations internationales comme Global Rights, l'orientation et l’assistance juridique et le soutien psychique à la femme victime de violence et enfin le plaidoyer pour les droits humains des femmes.

Pourquoi avez-vous organisé une conférence sur le renforcement des droits de la femme à travers le recours au droit international devant les tribunaux au Maroc?

Nous avons organisé cette conférence pour présenter notre projet consistant à « Promouvoir les droits des femmes au Maroc à travers une base de données en ligne contenant des décisions des tribunaux ».
L’Association Amal et neuf autres ONG nationales vont travailler dessus durant deux années, du 1er décembre 2010 au 30 novembre 2012.
Lors de cette conférence, nous avons eu l’occasion de faire connaître au plus grand nombre d’acteurs concernés, d’expliquer en détail notre initiative, de solliciter les suggestions et contributions des acteurs concernés par l’élaboration et le maintien du site web

Depuis l’affaire Khadija Bahi, fillette séquestrée durant huit ans et qui a réussi à s'enfuir et à raconter son calvaire en 1997 et suite au remplacement des gendarmes par des éléments de la Sûreté nationale dans le périmètre urbain, peut-on dire que les maisons closes et la mauvaise réputation d'El Hajeb font désormais partie de l'histoire ancienne ?

En fait, avec l’arrivée à El Hajeb d’éléments de la DGSN en remplacement de la gendarmerie, la quasi-totalité des maisons closes ont fermé boutique et les travailleuses du sexe, en majorité originaires d’autre villes et régions ont quitté El Hajeb. Mais il paraît que la ville continue de porter les stigmates de la situation antérieure. Il faut donc du temps pour que cette mauvaise réputation soit effacée de manière définitive.

Propos recueillis par Mohammed Drihem
Lundi 11 Juillet 2011

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