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Driss Lachguar lors de la tenue de la Commission nationale ittihadie des élections

Il est de notre devoir de nous opposer au discours du chef du gouvernement qui véhicule l’image d’un Maroc moyenâgeux


Les programmes de l’USFP ont depuis toujours été intimement liés à son projet politique et sociétal



Le programme de l’USFP présentera des propositions de réforme du champ religieux et de lutte contre l’extrémisme

La Commission nationale des élections a tenu samedi dernier au siège central de l’USFP sa réunion en vue de préparer le programme électoral que le parti de la Rose présentera lors des prochaines échéances électorales prévues en octobre 2016.
A l’entame de cette réunion qui a été tenue en présence du Premier secrétaire de l’USFP, du président de la Commission administrative nationale, Habib El Malki, et des membres du Bureau politique, Driss Lachguar a prononcé, au nom du Bureau politique, un discours dans lequel il a défini les grands axes du programme électoral du parti.
Pour le Premier secrétaire, depuis que l’USFP a adopté sa stratégie de lutte démocratique au début des années 70, ses programmes ont été intimement liés à son projet politique et sociétal et à ses choix idéologique, politique, économique et social, et ils se sont inspirés de son « patrimoine, de son attachement au peuple et de son désir de présenter des alternatives aux politiques publiques suivies».
Après avoir rappelé que « l’USFP a été, depuis toujours, porteur d’une mission et d’un projet », Driss Lachguar a précisé que le parti de la Rose «  a toujours accompagné sa participation aux échéances électorales par l’élaboration d’un programme politique et sociétal, car il considère que la représentation dans les institutions élues n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour participer à la mise en œuvre des programmes adoptés qui ont pour objectif l’édification d’une société où règnent la justice, l’égalité et la dignité ».
Pour le dirigeant ittihadi, le fait de s’inspirer du projet sociétal de l’USFP  ne signifie absolument pas que le programme futur soit identique à celui d’hier et d’aujourd’hui. Ce programme « doit s’appuyer sur un diagnostic précis des différents facteurs et changements et une étude scientifique des faits au niveau des différents aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle, et partant présenter des alternatives sur la base de données réelles et applicables », a-t-il tenu à clarifier.
Par la suite, il a décliné les 7 grands axes du futur programme électoral de l’USFP. 
Sur le plan politique, le Premier secrétaire a vivement critiqué le bilan de l’édification démocratique après l’adoption de la Constitution de 2011.
Il a essentiellement critiqué les tentatives du gouvernement, et notamment du parti qui le préside, à savoir le PJD, de faire revenir les institutions du Maroc au Moyen Age en tenant des discours qui laissent entendre que rien n’a changé au Maroc et en véhiculant une image négative des institutions. Le Premier secrétaire de l’USFP a fait allusion notamment à la malencontreuse déclaration que Benkirane a faite récemment lors d’un meeting organisé à Salé au cours duquel il a dit que : « Même si le Roi m’envoie en prison, je resterai à ses côtés ».
« Pour cette raison, a précisé le Premier secrétaire, nous ne pouvons que nous opposer au discours du chef du gouvernement qui véhicule l’image d’un Maroc moyenâgeux où il n’y a pas de séparation des pouvoirs et où ceux-ci sont concentrés entre les mains d’un seul d’entre eux. Ce qui contredit les acquis réalisés par le peuple marocain qui a adopté la Constitution de 2011, car nous croyons qu’une monarchie moderne est plus efficace qu’une monarchie exécutive pour avancer dans le processus de modernisation politique et sociétal, et ce conformément au discours Royal du 9 mars 2011 et aux dispositions constitutionnelles régissant les différents pouvoirs et institutions ».
L’USFP ne se contentera pas seulement de critiquer les tares du gouvernement. Son programme élaborera sa propre vision concernant l’édification démocratique et  la monarchie parlementaire et avancera des idées et des propositions pour l’opérationnalisation des dispositions de la Constitution notamment dans le sens du renforcement du rôle de l’institution parlementaire, de la consécration de l’indépendance de la justice, de la défense des droits individuels et collectifs et de l’égalité entre les genres.
Le programme de l’USFP planchera sur le plan de lutte contre la corruption et l’économie de rente. Le parti présidant le gouvernement actuel a fait de cette lutte son cheval de bataille aussi bien dans son programme électoral en 2011 que dans son programme gouvernemental, mais cinq ans d’exercice ont démontré que ce slogan n’était qu’un leurre. 
Le Premier secrétaire a exhorté les membres de la Commission nationale des élections à accorder de l’importance à ce sujet, car, selon lui « on ne peut concevoir d’édification démocratique sans transparence, sans procédures claires et intègres dans toutes les transactions économiques, financières et commerciales, et sans donner au citoyen le droit d’accès à l’information». 
Le programme électoral de l’USFP doit également préparer une alternative à la politique néolibérale mise en œuvre par le gouvernement actuel et qui a plongé le Maroc dans le cercle vicieux de l’endettement et à la politique antisociale du gouvernement qui a porté atteinte aux acquis sociaux des citoyens et des classes laborieuses.
L’USFP accorde une importance capitale aux questions d’éducation et d’enseignement, car « ce volet constitue l’avenir du projet sociétal auquel nous aspirons. Sans politique éducative de qualité et ouverte sur les langues étrangères, les sciences et les civilisations, et à la portée de tout le monde, le Maroc n’œuvrera qu’à consacrer les disparités sociales et gaspiller sa richesse humaine », a affirmé Driss Lachguar.
Le programme de l’USFP présentera également des propositions sur le plan de la réforme du champ religieux et de lutte contre l’extrémisme et au niveau culturel pour construire une société ouverte démocratique et moderniste.
Et pour préparer ce programme, le Premier secrétaire de l’USFP a proposé cinq sous-commissions qui travailleront en concertation avec le Bureau politique. Il s’agit respectivement des commissions des affaires financières et des affaires sociales, des affaires institutionnelles, de la justice et des droits de l’Homme, des affaires culturelles et médiatiques, alors que la cinquième commission est consacrée à la parité et l’égalité des chances. Par la suite, chaque commission a tenu sa réunion le même jour en vue d’élire un président et un rapporteur.
Il convient de noter que le même jour, le Bureau politique a tenu une réunion avec les secrétaires des provinces et des régions dans le cadre des préparatifs pour les prochaines échéances électorales.
 

Tabet Mourad
Lundi 18 Avril 2016

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