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Driss Lachguar: L’USFP s’opposera à toute atteinte à la crédibilité des prochaines élections




Driss Lachguar: L’USFP s’opposera à toute atteinte à la crédibilité des prochaines élections
«L’USFP s’opposera à toute action du gouvernement visant à porter atteinte à la crédibilité des prochaines élections», a averti Driss Lachguar, Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).
S’exprimant sur l’ambiance générale dans laquelle les préparatifs pour les prochaines échéances électorales ont été lancés, il a constaté, dans un entretien accordé au journal Le Matin, qu’«au moment où nous avions posé la question des élections, à une année de l’échéance électorale, aucun texte devant encadrer ces élections n’avait été encore proposé et aucune concertation n’avait été lancée». 
«Je rappelle à ce sujet que le chef du gouvernement avait, lors de sa déclaration d’investiture, promis que le premier chantier à ouvrir serait celui de la préparation des élections. Aujourd’hui, alors que plus de la moitié de son mandat est épuisée, nous entamons à peine la phase de discussion », a-t-il déploré. 
«Avec la Constitution de 2011, nous avions organisé des élections législatives anticipées après avoir sorti les textes nécessaires de mise en adéquation avec la nouvelle Constitution. Nous pensions que cet effort serait poursuivi par le gouvernement. Or, il a fallu attendre que notre groupe parlementaire pose la question dans le cadre des questions mensuelles de la politique générale pour que le chef du gouvernement se réveille enfin», a-t-il poursuivi.
Face à la cacophonie qui caractérise l’actuel gouvernement et aux doutes du chef de la majorité sur ces élections, Driss Lachgar estime que «l’opposition est en droit de s’interroger sur la capacité de ce gouvernement à superviser les élections. C’est pourquoi nous avons estimé, avec nos alliés au Parti de l’Istiqlal, qu’il fallait trouver une alternative, à savoir une commission indépendante chargée de superviser les élections». D’ailleurs, a-t-il fait remarquer, «juste après la publication de notre communiqué à ce sujet, nous avons été invités à prendre part aux concertations qui ont ainsi démarré avec les autres formations politiques».
S’agissant du mode de scrutin uninominal, qui a la préférence des militants du Parti de l’Istiqlal, Driss L. déclare défendre «personnellement» la même proposition au sein de l’USFP depuis 2007. «Il faut consulter à ce titre le mémorandum que j’avais présenté en 2007 dans le cadre des travaux internes du parti», indique-t-il. Avant de préciser: «Je suis pour le mode de scrutin uninominal à deux tours. A mon sens, c’est le système uninominal qui va permettre de bien encadrer politiquement les citoyens. Chaque parti a un candidat par circonscription, ce qui permet de concentrer les efforts et d’assurer une meilleure proximité entre l’élu et le parti, d’une part, et les citoyens, d’autre part. C’est un mode que nous pourrions appliquer d’abord aux communales, avant de le transposer aux législatives. De cette façon, même les structures partisanes auront le temps de s’organiser dans la perspective des législatives», a-t-il estimé.
A propos du vote obligatoire qu’il a dit défendre, le Premier secrétaire du parti de la Rose a rappelé que «cette obligation existe dans notre Code électoral, mais elle n’est pas assortie de sanctions. Donc, pour appliquer cette disposition, nous appelons à prévoir des sanctions. Ceci est appliqué dans certaines démocraties occidentales». 
Pour cela, Driss Lachguar pense qu’«il faut concevoir un système similaire aux infractions au Code de la route. Si vous grillez un feu rouge, vous allez recevoir une amende. En se référant à la liste électorale, on pourrait signaler ceux qui n’ont pas voté et les condamner à verser une amende de 500 DH par exemple. C’est le seul moyen de mettre fin à l’abstention et de limiter la corruption électorale».
A la question sur les actions menées par l’USFP pour préparer à bien les prochaines échéances, le Premier secrétaire s’est voulu rassurant. Pour lui, il ne fait aucun doute que le parti de la Rose «sera prêt à faire face aux prochaines échéances électorales. L’USFP redeviendra un élément incontournable dans l’équation politique».
Pour conclure, il a souligné que «contrairement à ce que prétendent certains médias, notre parti n’est pas en crise, il est plutôt en reconstruction». 

Alain Bouithy
Mercredi 6 Août 2014

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