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Driss Guerraoui : La régionalisation doit contribuer à la gestion participative de la chose publique


Baisser de rideau de la troisième édition des rencontres de l’université ouverte de Dakhla



56 experts, venus d’une cinquantaine de pays, se sont réunis en vue de faire des comparaisons entre les économies de la planète, dans le cadre de la 3ème édition des rencontres de l’université ouverte de Dakhla, organisées sous le Haut patronage de S.M le Roi, sous le thème «Les nouveaux territoires économiques, acteurs et facteurs de l’émergence, expériences internationales comparées».
A cette occasion, le Pr Driss Guerraoui, SG du CESE et président de l’Association d’études et de recherche pour le développement qui a présidé le comité d’organisation de ces rencontres, a mis en exergue le rôle prépondérant que pourrait jouer la régionalisation avancée dans le décollage économique au Maroc. Et d’indiquer que cinq facteurs font de la régionalisation avancée un cadre adéquat pour réaliser cet objectif dont le premier est le fait que l’Etat n’a pas réussi à mettre en œuvre une gestion centrale du développement des différents domaines. En plus du fait que l’Etat n’a pas la capacité de résoudre les problèmes stratégiques qui concernent les citoyens tels que l’habitat, l’éducation et la santé et c’est, ajoute-t-il, ce qui fait de la régionalisation le principal cadre pour gérer ces éléments. 
M. Guerraoui a indiqué, dans ce sens, que la régionalisation doit contribuer à la gestion participative de la chose publique et instaurer un nouveau genre de partenariat sur les plans national et international. A ceci, s’ajoute le fait que les régions auront la capacité de mettre sur pied des programmes intégrés de développement, sans parler de l’émergence de nouveaux acteurs de développement comme les organisations de la société civile et les réseaux régionaux œuvrant dans le domaine de l’environnement, a-t-il précisé.
Pour sa part, Joël Ruet a évoqué les perspectives de partenariat entre le Maroc et la France, indiquant que le Royaume est devenu une puissance industrielle émergeante qui ne compte plus uniquement sur la stratégie d’accueil des investissements, mais œuvre également à moderniser son industrie. A ce propos, il a cité l’exemple de l’industrie automobile précisant que tous les acteurs, autorités territoriales, agences, banques ou autres sont, aujourd’hui, mobilisés pour ce fait, soulignant l’importance grandissante accordée à la formation. 
M. Roy a précisé aussi que le Maroc est conscient des paris à relever sur les plans social et environnemental, citant le Plan Maroc vert et tout ce qui concerne l’énergie renouvelable. Tout cela, a-t-il dit, est la preuve que le Royaume deviendra pionnier dans ce domaine au niveau africain. 
Dans une comparaison entre les économies européenne et américaine, le Pr Xavier Richet de l’Université de la nouvelle Sorbonne Paris III, a déclaré que l’Europe a souffert, plusieurs années durant, des crises dont la plus importante est la crise financière qui a touché les financements privés et qui a démontré la faiblesse de la zone euro. Et de noter que l’Amérique a pu maîtriser l’économie mondiale empruntant une issue menant vers une sortie de crise qui a consisté à soutenir des secteurs tels que l’industrie automobile et la surveillance de l’inflation.
De son côté, Jean Romy, consul honoraire du Maroc à Hawaï, a souligné que le monde a connu plusieurs changements dont le premier est la prise de conscience du fait que le capital humain est plus important que les ressources financières ou naturelles, considérant ce capital humain comme étant  le vrai vecteur du développement. M. Romy a cité ce qu’il a appelé la mondialisation accélérée, précisant qu’il y a un déplacement rapide et progressif, non seulement des personnes, mais également des marchandises, en plus de la participation des habitants dans la prise des décisions les concernant, de l’emploi, de l’information et du progrès technologique.
En marge de cet événement, des conventions ont été signées entre différentes universités. C’est le cas du  partenariat liant l’Université de Dakhla-Oued Eddahab à l’Université polytechnique de Floride concernant le développement de la recherche scientifique dans le domaine des énergies renouvelables. Il pourrait aider le Maroc à concrétiser ses ambitions énergétiques, à savoir porter à 42% la contribution des énergies renouvelables dans la production électrique d’ici 2020, objectif récemment porté à 52% à l'horizon 2030.
Pour Ghazy Dakazealli, doyen de l’université américaine, cette convention ouvre la voie à une collaboration "sur des projets d’énergie solaire et éolienne". D’un autre côté, il y a eu un rapprochement entre l’Université de Dakhla et le Centre africain de la nouvelle économie (CANE), basé à Dakar au Sénégal. Cet institut spécialisé dans la nouvelle économie et l’intelligence économique, se présente comme "un centre régional de formation technique, professionnelle et de développement des capacités" qui ambitionne de faire de l’intelligence économique un levier de développement dans les pays émergents, notamment en Afrique. 
Quant à la convention signée entre l'Université Mohammed V de Rabat et Hawaii-University, elle porte sur le développement du "community college", un système qui permet d'offrir aux étudiants une formation de deux ans afin de mieux les préparer au monde du travail.  Commentant la signature de cette convention, le président de l'Université Mohammed V de Rabat, Said Amzazi,  a déclaré que "les étudiants marocains préfèrent encore poursuivre de longues études académiques au lieu de faire des formations professionnelles notant que ce partenariat avec Hawaii-University permettra de leur offrir des cursus adaptés aux besoins du marché de l'emploi et d'aider les jeunes chômeurs».



 

Ahmadou El-Katab
Jeudi 10 Décembre 2015

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