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“Divines” de Houda Benyamina nommée 7 fois aux Césars

La réalisatrice avait déjà secoué Cannes et ses mondanités




Le film a récemment été en lice pour les Golden Globes dans la catégorie meilleur film étranger, prix finalement décerné au film français "Elle"

Après avoir rencontré un grand succès auprès du public et de la critique, le film "Divines" de la réalisatrice franco-marocaine Houda Benyamina vient d’être nommé à 7 catégories aux Césars 2017, dont la cérémonie se tiendra le 24 février courant.  Le long métrage est en effet sélectionné dans les catégories meilleur film, première œuvre, scénario original, meilleur réalisateur et meilleur montage. Les actrices du film seront également en compétition puisque la jeune Oulaya Amamra est nommée dans la catégorie jeune espoir féminin et Déborah Lukumuena est en lice pour le César du meilleur second rôle féminin.
Porté par une intrigue haletante et un jeu d'actrices à l'énergie folle, ce long-métrage qui a remporté la Caméra d'or au Festival de Cannes 2016 et qui a également été nommé aux Golden Globes dans la catégorie meilleur film étranger, prix finalement décerné au film français "Elle", est un coup de poing venu des quartiers populaires, un film qui prend aux tripes.
L'actrice principale Oulaya Amamra, 20 ans, incarne Dounia, une jeune fille qui vit dans un camp de roms en marge d'une cité de la banlieue parisienne, et a décidé que, dans sa vie, tout serait possible. Quitte à faire parler les poings. Elle forme un duo souvent hilarant, ados liées à la vie à la mort, avec Deborah Lukumuena, sa meilleure amie, la fille de l'imam du quartier. La drogue, la pauvreté et la relégation sont omniprésentes dans ce film. Mais ici, nul misérabilisme ou discours social pesant.
Le spectateur est happé par une histoire foisonnante, suivant les pas de Dounia qui quitte le lycée et s'émancipe de sa famille.  La mise en scène soignée fait appel à tous les registres du cinéma, offrant aussi de belles séquences chorégraphiées, lorsque Dounia tombe amoureuse d'un jeune danseur de son quartier. La question du rapport à la religion est abordée, tandis que le féminisme est une évidence : le caïd de la cité est une fille qui revendique tout naturellement les pouvoirs de l’homme. "Je suis une cinéaste engagée; faire des films est le moyen de transformer ma colère en point de vue", expliquait à l'AFP la réalisatrice à Cannes. Pour elle, son "besoin de créer vient toujours d'un sentiment d'injustice".
"A l'origine du film, il y a eu les émeutes de 2005, que j'ai vécues de l'intérieur. J'ai raisonné mes proches, mais j'avais moi aussi envie de sortir et de tout défoncer", dit-elle. "Je ne dirais pas pour autant que «Divines» soit un film de révolte. C'est un constat", poursuit la réalisatrice, qui souligne avoir voulu "donner chair à cette jeunesse trop souvent stéréotypée et méconnue, dans toute son humanité".  

Mehdi Ouassat
Jeudi 2 Février 2017

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