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Disciple de Bertutchi : Hommage posthume au peintre Abdellah Chouiakh




L’Institut Cervantès et le Collège espagnol Severo Ochoa de Tanger ont organisé récemment une cérémonie en hommage au peintre marocain feu Abdellah Chouiakh, qui a donné ses premiers coups de pinceau aux côtés du célèbre artiste espagnol Mariano Bertutchi.
Lors de cette cérémonie, organisée dans le cadre de la semaine culturelle du Collège espagnol Severo Ochoa, des artistes et critiques d’art ont mis en exergue la qualité des œuvres du regretté, décédé en 2004, qui représentent souvent des scènes de la vie quotidienne, notamment dans les médinas des villes du Nord du Maroc.
Bien que Abdellah Chouiakh ait été considéré comme peintre naïf, les intervenants ont relevé qu’il s’agit d’un naïf à part, puisque sa peinture se caractérise par une touche artistique évoluée où l’on retrouve les qualités d’un vrai maestro du jeu de l’ombre et de la lumière.
Né en 1935 à Béni Salem, aux environs de Tétouan, il rencontre très jeune le célèbre peintre espagnol Mariano Bertutchi, fondateur de l’école des Beaux-Arts de cette ville, qui l’acceptera dans son école. Chouiakh débutera alors sa carrière de peintre dès l’âge de quinze ans.
Après un cours voyage à Barcelone, il rentrera à Tétouan pour s’installer dans un atelier de la médina, rue Fendak Najar, où ses tableaux connaîtront leurs premiers succès.
L’artiste réalisera sa première exposition en 1985 au centre de l’artisanat de Tanger. Une deuxième et dernière exposition de ses œuvres aura lieu à Agadir en 1991. Ses tableaux se trouvent actuellement aux quatre coins du monde, notamment dans des collections privées en Europe et aux Etats-Unis.
Pourtant, les années 90 furent particulièrement difficiles pour l’artiste, qui rêvait d’une dernière exposition qui n’aura jamais lieu.
Affaibli par la maladie, vivant dans la pauvreté et souffrant du manque de reconnaissance, Abdellah Chouiakh s’éteint avant qu’on ne lui rende l’hommage qu’il méritait. Cette cérémonie et une exposition qui se poursuit jusqu’à vendredi au Collège Severo Ochoa viennent réparer cette injustice. 

Libé
Vendredi 16 Avril 2010

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