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Dialogue national sur la réforme de la Justice : L’Association des barreaux du Maroc boycotte Ramid




Après les protestations du Club des magistrats du Maroc contre son exclusion de la Haute instance chargée de la réforme de la Justice, c’est au tour de l’Association des barreaux du Maroc d’annoncer son retrait de ce dialogue national. Décision a été prise samedi dernier à Agadir lors de la réunion du bureau de ladite Association.
Dans son communiqué rendu public  pour la circonstance, l’Association des barreaux du Maroc souligne non sans amertume qu’elle n’a pas été consultée de quelque manière que ce soit  et qu’elle n’a pas participé aux préparatifs  avant l’annonce de l’initiative du lancement du dialogue national sur la réforme de la justice, malgré l’accord de partenariat la liant  au ministère de la Justice.   
Par ailleurs, le président de l’Association des barreaux du Maroc, Hassan Wahbi, a tenu à préciser que  cette instance a été noyée par plusieurs établissements publics et que sa composition ne répond à aucun  critère objectif unifié.  Mais elle  a été  conçue sur des critères subjectifs pour certains et  dans le but de contenter d’autres, s’appuyant sur des prétextes non fondés et non convaincants. De même que la présence au sein de cette instance  du pouvoir judiciaire, du corps de la défense et des professions judiciaires reste très faible, a-t-il fait savoir.
Tout en indiquant que les axes soumis au débat devant la Haute instance n’embrassent pas les grandes questions du pouvoir judiciaire, l’Association souligne que les préparatifs  du premier colloque régional tenu les 11 et 12 juin à Rabat  par l’Instance du dialogue national  ont été marqués par l’improvisation et un cachet purement festif, ce qui constitue, en d’autres termes, une perte de temps, d’efforts et d’argent.
A rappeler que  pour manifester leur mécontentement, quelque 3.000 juges  du Club  des magistrats du Maroc avaient  porté le temps d’une semaine le brassard  pour dénoncer le fait d’avoir été mis à l’écart de cette instance chargée de la réforme de ce grand chantier de  la Justice. Au nom de tous les juges, le président de cette Association, Yassine Makhli, s’était dit surpris par cette décision insensée du ministère de la Justice et des Libertés qui viole manifestement les normes internationales relatives à la question de la représentativité professionnelle.  
Mais, le Club, avait-il décidé de prendre part à l’Instance chargée du dialogue national en qualité d’observateur, et ce pour éclairer l’opinion publique sur les mécanismes de ce dialogue et sur son engagement à mettre en œuvre de manière  démocratique les dispositions de la Constitution  et la teneur du discours Royal du 20 août.  Pour sa part et à l’appel  du Syndicat démocratique de la justice le plus représentatif dans le secteur, affilié à la FDT, des sit-in avaient été organisés dans les tribunaux du Royaume pour protester contre sa mise à l’écart.

LARBI BOUHAMIDA
Mercredi 20 Juin 2012

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