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Devoir ou délit d’ingérence, un péché d’indigence !




Devoir ou délit d’ingérence, un péché d’indigence !
«Game of Thrones», tourne une nouvelle saison au Maroc. Un autre choc des civilisations provient de l’espace Schen-guns ! Media battles of the throne, un épisode marocain.
Intrusion coloniale des parangons locaux et des colons instrumentalisés, éructations chaudes de jaloux vindicatifs ou ruts des insoumis ?
Les apatrides exilés, par amour critique de leur patrie, rancœur, haine ou jalousie, augmentent le flux des malheureux. Dont ceux qui n'ont pas pu dépecer le Maroc makhzénien de vivo, ou les contemporains, qui ne l’ont pas vu évoluer. Le vider de ses valeurs passives restantes, dont le nationalisme. Ce pays phare que leurs parents ont plus ou moins quitté après s’être longuement disputés, connait des replis d’amour mais aussi des retours d’affection de toutes parts.
Incapables de prendre leur part du gâteau, snobs ou orgueilleux, ils sont offusqués, refoulés de ne s’être pas assez courbés pour réussir là où ils voulaient. Ils offrent leurs parts de névroses à ceux qui veulent faire de cette oasis de paix, le Maroc, une offrande de luxe au grand gâchis du Proche-Orient.
Sorti du Moyen-Age où il végétait, l’empire a affronté les guerres d’invasions coloniales multiples et le dépeçage de son territoire !  Puis, après les appétits féroces de ceux qui l’ont déchiré et éclaté, vinrent les guerres mondiales. Et enfin le XXème siècle, ses extraordinaires progrès, ses batailles de développement. Le Maroc offre ses prismes culturels et ses facettes géopolitiques à toutes les critiques et convie spontanément toutes les appétences, ne laissant nulle critique indifférente.
La déferlante médiatique a succédé aux intrusions armées, aux ingérences militaires et aux contorsions politico-diplomatiques. Le Maroc est curieusement à l’affiche des médias de son ancien protecteur et néanmoins végétatif et viscéral ami. Il est cette francophile lubie d’entre un large sérail, ni pute ni soumise, un ‘’lustre’’ qui s’allume comme il veut pour éclairer d’autres bonnes compagnies…
Faute de guerre mondiale ouverte et tranchée, il y a trop de chaos et des cases de guerre sur un échiquier de conflits ! Et là, à ces intellos superbes aux identités suprêmes, forts de leurs obédiences à leurs sinistres et confondus lobbies, ils percent et narguent. Il leur faut un centre de référence, face à toutes ces races infectes d’aborigènes insoumis.
Un jeu d’intellectuels proprets est né, celui de sorciers magouilleurs, de nécromanciens, avides fauteurs de guerres. S’ils ne le savent pas assez pour se le dire, ils le sont vraiment. Les nôtres, heureux qu’on les sonde et qu’on les interpénètre ou appelle, s’allient frontalement aux mercenaires et aux escrocs. Il y des écrivains et des journalistes à deux pas de devenir des maîtres-chanteurs, des arnaqueurs et des escrocs.
Cette classe de donneurs de leçon, la plus moralisante, qui plus est, se repaît des maux et des mots ! Oui, leur métier est de chercher et d’écrire pour informer. Cette neutralité stérile aura bien changé. Ils ne sont plus là pour expliquer ou renseigner mais pour façonner, infléchir et influencer.

Un QG

Il leur faut un repaire calme, dans leur zénith éthique, un repère d’observations aussi saint qu’un mausolée. On ne critique pas les hommes parfaits.
Un nid d’action ou de détectives-espions, une fenêtre de snippers, une aire de repos, afin de rester objectifs et protégés, pour profiter des chaos ethno-religieux et financier. Ils se sucrent ainsi en changeant le monde à travers les opinions. Ils participent ainsi à sa partition. En créant d’autres conflits dans les endroits, relativement, pacifiques, se doivent-ils espérer. Le monde en ébullition, ça frappe leur imaginaire et ça représente des lieux et des motifs de prospection voire d’éminentes distinctions. Il en est ainsi qui ne cessent de briller, des célébrités immenses du monde des médias.

Des stars richissimes

Sans y mettre le pied, pour se la jouer douce, en intellectuels de salons, ces docteurs en séditions, ces architectes ès-révoltes, prometteurs de guerres, agissent au nom des libertés. Ce, afin de sauver l’humanité, grâce aux révolutions impulsées de Paris et mijotées par-delà l’Atlantique. Et seulement de façon pacifique, intellectuelle et licite, la plume à la place des balles, des haches, des explosions et des flammes. Admirez-ça !
Par médias interposés, voire indisposés, les intellos moralisateurs, les va-t’en-guerre, depuis des siècles, siègent dans la Capitale qui de tous temps a servi de repaire, de tremplin, sinon de rampe de tir à bien des révolutions. Le nombre d’agitateurs, leaders politiciens et influents philosophes est fort important. Ils se ressourcent s’ils ne se forment dans la patrie de la révolution.
 
Nouveauté

Les cris d’orfraies, en écho aux bruits des canons résonnent sur la Toile ! Le Net aux multiples facettes frissonne et le Web sert de champ de guerre et d’hallali. Et l’on sent d’ici, en PSD, les écœurants effluves et les sanglantes voluptés des métrites ménopausées.
En guise de spectacle et de culture surfaite, de copiés-collés depuis des cernes, le monde nous sert de dazibaos. Ses illustres pages bouleversent les consciences et les identités. A quelques excès près, il est une école de frondeurs manifestes et bien fondés. Le monde, comme ses alter egos, se déchaînent sur les paraboles satellitaires. Le monde devient immonde pour certains. Et les hooligans se déchainent des latrines, ces chaînes affolantes et aliénées. Ils exultent de certitudes et d’erreurs encore. Ils giclent sur nos méninges leurs suffisances surfaites, leurs excès futiles, comme leurs arrogances les plus fertiles. Ils ont Descartes et Voltaire, la Révolution, Pascal et les prix Nobel.
Nous autres, on se doit de les copier docilement pour faire des progrès et puis se taire. Pensent-ils sérieusement ainsi ? N’ont-ils pas vu ces siècles qui nous séparent ? Ne peut-on pas évoluer à notre rythme, sans gâteux navrants ni ingérences ? Sans nous imposer des vues et des critères, déplacés, désadaptés, belliqueux et peu amènes. Ennemis, en quelque sorte, qui viennent nous froisser dans notre orgueil, notre estime de nous-mêmes et blesser nos valeurs suprêmes, notre drapeau, notre territoire, notre union, qui plus est notre symbole, notre Roi.
Car nous affirmons nous, dans notre simplicité et notre sérieux, que nous n’avons pas le sens gaulois de la moquerie maladive, ni celui de la caricature impertinente et narquoise des gens. Les critiques blasées, outrées, sont blessantes et outrageuses !  
Alors ? Faut-il donc que ces nantis, éculés ou évolués, qu’ils ne fassent des affaires, qu’en nous poussant à nous faire des guerres ? Civiles, régionales, religieuses ou entre cousins et frères ? Peu importe si on les paie en destructions d’infrastructures, en fractures sociales immondes, en pétrole, en douleurs et de par notre chair et nos vies.
Nos journalistes, ont des regrets. Comme à la bonne époque, qu'ils facilitaient, prolongeaient ou décriaient, c’est selon, ou qu’ils regrettent amèrement pour vouloir la rééditer, ils en veulent du marocain.
De la caricature à la médisance, des conseils droits-de-l’hommistes et des interférences de ces parrains, dans les identités des pays et dans celles des nations, on les voit utiliser une stratégie univoque. Une recette standardisée. Celle qui humilie et diffame les chefs étrangers. Un procédé imparable, un moyen de les contraindre et de les posséder. Et s’ils renâclent ou osent changer de protecteurs et de mentors, les jaloux leur suscitent des oppositions, des rebellions, des mutineries, pour les plonger dans de sombres et meurtrières révoltes.
Cette école a ses fans et cette dialectique, ses disciples et ses commanditaires. On ne fait ce genre de film et de documentaires pour rien, car il n’y a pas de charité en politique. Et puis les médias, c’est un autre grand et immense pouvoir, aussi important que les armées et la défense, mais que les nôtres ignorent lamentablement.
La méthodologie de ces maestros de la caméra, leur stratégie est banale. Comme dans un stade de foot, entre supporters et fans enragés, on passe vite aux crises de nerfs. Les excès des uns, leurs emportements, les amis, les zélotes subjugués et l’effet grégaire. La foule devient folle et la rue assassine. Et, ça fait couver des manifestations, soulever des émeutes et provoquer des insurrections contre le pouvoir.  
Les médias forment et déforment, irritent et soulèvent les insoumis et les refuzniks. Ils les encadrent et les préparent en multipliant les tirs de snippers journaleux sur ces Etats zombies ! Ils les déstabilisent pour les faire éclater. Adieu les urnes, adieu les élections, les partis, les parlements et les formalités des démocraties ! Ils améliorent en changeant les gouvernants et les élites en opérant des guerres. Ces deux décades nous l’ont assez démontré. On indexe, on stigmatise, on attise, on interpelle, on diffame, je l’ai dit, on démontre les erreurs et les égarements, on montre les déboires, on grossit les erreurs et les excès. Mais, messieurs les tuteurs, quel pays n’en a pas ? De l’Amérique chef d’orchestre, celle des Busch à celle de Barak, Kerry-Kennedy, Ban Ki-moon, à Paris qui peine ! Que d’erreurs, que de crimes humanitaires ! Des nations et des pays écrasés, liquidés, annihilés, des millions de morts et trois fois plus de migrants , réfugiés et exilés. Que de milliards de dollars envolés depuis l’Afghanistan et la guerre entre l’Irak et l’Iran ! Maudit soit le pétrole et maudite la mainmise des grandes puissances sur les autres pays!
On exhibe les insanités et les incapacités, les simples particularités des cibles insoumises. Quels que soient leurs statuts. On excipe les déceptions, on compare les différences devant d’illustres parterres d’asservis. Les téloches sont faites pour ça, comme les congrès étrangers, que les futures victimes fuient. Sinon, ce sont leurs avions que l’on tire et leurs cadavres calcinés…Manipulés comme des pantins, l’Afrique et ses chefs, auront souvent payé.
Si le parrain américain, cet autre parasol, ne fait que commencer ses chicanes, le ‘’ monde éthique’’ français, par-delà la civilisation et la culture des libertés, dont il profite en en privant les autres, frappe l’imaginaire des indigènes pour corriger les nantis. Les despotes et les tyrans qu’ils ont souvent placés et qu’ils ne se gênent pas de chasser ou de déplacer, tremblent de tout leur être devant les arrêts de ces empereurs du monde. Après avoir laissé faire certains ou nommé carrément d’autres, çà et là de par le monde, les petits chefs tremblent de tout leur être. Des bouffons et des mâtons, des dictateurs, comme alliés et chefs d’Etat, fussent-ils des dinosaures.
Les demi-dieux de la métropole et leurs amis, indigènes survoltés, s'inquiètent des aborigènes et placides autochtones que nous sommes. Est-ce, juste par esprit de revanche que nos héros de la presse ont vendu le match ? Mais qui finance toutes ces gesticulations des titans de la presse de Paris ? Et dans quel but vraiment ? Pour l’amour de Dieu et celle connexe de l’humanité ?
Est-ce que les leaders, faquins et narquois, moteurs de ces inquisitions font de ces actes ‘’ bénévoles’’ ou des actions libératrices des pays, ou de justice universelle ? Est-ce que leurs opinions ‘’ démocratiques’’, leurs actions humanistes et humanitaires, sont à ce point libres et gratuites ? De l’art pour l’art, des mécènes prophétiques. Etonnez-moi, dites non à mes hypothèses saugrenues ! Sont-ils, ces maîtres des écrits et des films, si objectifs dans leurs vulgarisations médiatiques et si autonomes qu’ils peuvent le prétendre et le jurer, en tant que journalistes éprouvés ?
Qui croire ?
Il y a comme une tendance morbide, post-coloniale, celle des médias de la matrone métropole, de se prendre pour la voix tutrice du Quai d'Orsay, le verbe accusateur de Matignon et les échos ténébreux du Zeus de l’Elysée.
Hommes de presse parisiens, on veut se rendre, rester ou persister comme les chefs indiscutables et imparables ad vitam des indigènes. Leurs héritiers, leurs parrains, ceux des replantés. Les avocats des responsables des troubles et les comptables de tous les dols.
Aveugles, ils resteront, lâchement muets et asservis, sur les conflits qu’ils ont laissé se produire. Peu soucieux des problèmes hérités du passé et/ou délaissés par les colons. Telles ces dettes contractées, les déficits organiques et les maux bellicistes des frontières mal tracées.
On veut rendre nos chefs actuels, responsables de tous les passifs et fautifs quant aux retards cumulés depuis des siècles. Ceux du poids des dettes et des manques face aux besoins de tant de choses des gens. Responsables du présent et coupables du passif établi, ce dès leurs prises de fonctions, en leur collant les héritages négatifs complexes.
Si les biens matériels appartiennent au vieil empire du Maroc et aux sultans qui les ont gérés depuis des siècles, la patrie leur garantit des avoirs. Une liste civile, qu’ils sont libres d’utiliser, et le privilège d’être parmi les premiers à faire prospérer ces richesses. Comme moteurs essentiels de l’économie, du travail, du progrès des gens et de l’évolution du pays.
Les suites de cette histoire de conquêtes et de colonisation, les guerres entre puissances pour établir leurs camps et leurs bases militaires,  se sont poursuivies même si la guerre froide semble dépassée. Mais nos objecteurs de conscience et leurs parrains, pour créer le buzz, vont en oublier les causes et les péripéties. La guerre des trônes, n’aura pas lieu.  
Est-ce apostasier que de dire que cette époque et ses timides et respectueuses pudeurs, est morte ? Et morte la bête, plus rien ne meurt. Ou que cette presse va nous rester collée à jamais ? Chaque pays doit évoluer selon ses propres ressorts.

 * Président de l’Association des amis
des myasthéniques au Maroc

 

Par le Dr Moulay Ahmed Idrissi *
Mardi 31 Mai 2016

Lu 1419 fois


1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED.. le 30/05/2016 21:12
Bravo et merci à Libé et les siens, journaux et partis , de nous donner la parole pour émettre nos opinions , afin de défendre les nôtres , face aux adversaires et aux inquisiteurs qui nuisent à notre pays , nos valeurs et notre nation.

2.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 18/06/2016 14:43
Merci à Libé et aux lecteurs
Bonne suite d'édition de nos écrits

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