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Deux tiers de sondés favorables au retrait de François Fillon

Torpillé par le "Penelopegate", le candidat de la droite à la présidentielle promet d'aller jusqu'au bout




Plus de deux tiers de sondés souhaitent le retrait de François Fillon en faveur d'une autre personnalité mais les sympathisants de droite sont partagés sur le maintien de leur candidat, empêtré dans le "Penelopegate", selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié jeudi.
La moitié des sympathisants de droite et du centre souhaitent que François Fillon maintienne sa candidature à l'élection présidentielle. Parmi les sympathisants Les Républicains, 58% souhaitent son maintien, contre 42% en faveur de son retrait au profit d'un autre candidat.
Au total, 69% des personnes interrogées souhaitent qu'une autre personnalité remplace François Fillon comme candidat à l'élection présidentielle.
Dans le cas où François Fillon se désistait, Alain Juppé apparaît comme le candidat favori des sondés pour le remplacer, avec 33% des suffrages, contre 13% pour Nicolas Sarkozy et 7% pour François Baroin.
Alain Juppé a les faveurs de 42% des sympathisants de la droite et du centre et 36% des sympathisants des Républicains dans l'éventualité du retrait de François Fillon.
Le sondage a été réalisé mercredi soir par Internet selon la méthode des quotas auprès de 946 personnes.
Par ailleurs, François Fillon, a accusé mercredi la gauche d'avoir fomenté l'affaire d'emplois fictifs visant son épouse et promis d'aller "jusqu'au bout", alors que sa popularité chute.
A 80 jours du premier tour, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy perd 5 points d'intentions de vote (20%), se classant derrière la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (27%) et le centriste Emmanuel Macron (23%), ce qui le prive de second tour, selon un sondage réalisé après les révélations de l'hebdomadaire Le Canard enchaîné sur des emplois fictifs présumés.
"Je ne vais pas vous dire que je passe un moment agréable, mais quand on choisit d'être candidat à l'élection présidentielle, on ne vient pas se plaindre ensuite de la violence des attaques (...). Je vais les affronter jusqu'au bout. Je serai candidat à cette présidentielle", a promis mercredi François Fillon.
Les principaux dirigeants de son parti Les Républicains dénoncent dans une tribune devant paraître hier dans le quotidien Le Figaro, une "tentative de mise à mort" de sa campagne, opération qui vise selon eux à installer "un face à face mortel" entre la gauche et l'extrême droite.
Pour faire taire les voix suggérant un "plan B" pour remplacer leur candidat, le président du comité politique du parti, Gérard Larcher, a assuré mercredi soir qu'il n'y avait pas "de candidature alternative".
Dans la matinée, le candidat conservateur avait demandé aux parlementaires de son camp de "tenir 15 jours" derrière lui, en attendant les résultats de l'enquête ouverte par le parquet financier de Paris.
"Cette affaire, on sait d'où elle vient, elle vient du pouvoir, elle vient de la gauche", a-t-il tonné devant eux, selon des propos rapportés à l'AFP, lors d'une réunion à huis clos à son QG de campagne.
L'entourage du président François Hollande a aussitôt répondu que "le seul pouvoir, en l'occurrence, c'est celui de la justice, qu'on doit laisser travailler".
François Fillon, 62 ans, a annulé une visite prévue le week-end prochain au Liban et en Irak, pour "rester au contact de ses troupes et des Français", selon son entourage.
La justice, de son côté, poursuit les auditions dans le cadre de l'enquête sur des emplois fictifs présumés qui ont, selon le Canard Enchainé, permis à Penelope Fillon de toucher plus de 900.000 euros bruts comme assistante parlementaire et comme collaboratrice d'une revue littéraire.
Par ailleurs, deux des enfants de François Fillon ont perçu 84.000 euros comme assistants quand ils étaient étudiants, selon le journal qui s'arrachait mercredi dans les kiosques.

Vendredi 3 Février 2017

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