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Deux nouvelles inculpations liées aux attentats de Bruxelles


Les députés européens votent jeudi sur le "PNR", nouvel outil antiterroriste de l'UE



Le parquet fédéral belge a annoncé mardi l'inculpation de deux nouvelles personnes dans l'enquête sur les attentats du 22 mars à Bruxelles.
 Les deux hommes sont inculpés "de participation aux activités d'un groupe terroriste, d'assassinats terroristes et de tentatives d'assassinats terroristes, comme auteur, coauteur ou complice". Ils sont soupçonnés d'avoir un lien avec une cachette de la cellule jihadiste de Bruxelles.
 Samïl F., né en 1984, et Ibrahim F., né en 1988 "auraient un lien avec la location de l'adresse de la rue des Casernes à Etterbeek", une commune de Bruxelles, explique le parquet.
 Un logement avait été perquisitionné samedi après-midi à cette adresse lors d'une opération de grande envergure et en présence massive de forces de l'ordre. Le résultat de l'opération s'était toutefois révélé "négatif", selon une précédente communication du parquet.
 Selon la chaîne RTBF, cette cachette a servi de point de départ le 22 mars à Khalid El Bakraoui, le kamikaze de la station de métro Maelbeek, accompagné d'Osama Krayem, qui a été arrêté et inculpé en fin de semaine.
 "L'enquête se poursuit activement, jour et nuit", souligne mardi le parquet dans un communiqué.
Par ailleurs, les eurodéputés doivent voter définitivement jeudi à Strasbourg l'instauration d'un registre européen des données des passagers aériens (PNR), outil antiterroriste réclamé avec insistance par certains pays européens, dont la France.
 Proposée dès 2011 par la Commission européenne, la directive PNR ("Passenger Name Record") a donné lieu à des discussions laborieuses entre le Parlement et les Etats membres, les eurodéputés exigeant des garanties sur la protection des données recueillies.
 Le texte, s'il est adopté, obligera les transporteurs aériens à communiquer des données sur leurs passagers (comme leurs dates de voyages, itinéraires ou coordonnées) aux Etats européens concernés par un vol depuis ou vers un pays tiers.
 L'objectif est notamment de permettre aux Etats membres de détecter des individus qui n'ont pas été soupçonnés de terrorisme par le passé, mais dont l'analyse des données révèle un profil suspect.
 Il appartiendra ensuite aux Etats d'alerter d'autres pays, si nécessaire. Les Etats membres pourront aussi demander des données PNR à d'autres, de leur propre initiative, dans le cadre d'une enquête.
 La directive doit être votée jeudi par les députés européens réunis en session plénière à Strasbourg, parallèlement à un autre texte, qui instaure des normes strictes sur l'utilisation des données personnelles à des fins policières ou judiciaires.
 Un compromis politique sur le PNR avait été trouvé en décembre 2015 entre les négociateurs du Parlement et des Etats membres. Mais le vote du texte a ensuite pris du retard en raison de réticences des groupes parlementaires socialistes, libéraux et Verts, qui demandaient que le texte sur la protection des données personnelles soit voté en même temps.
 Après les attentats de Bruxelles, le président français François Hollande avait souligné "l'urgence absolue" d'une "adoption sans délais" du PNR, tandis que Manuel Valls, lançait aux eurodéputés un "appel à la responsabilité".
 Le groupe Parti populaire européen (PPE, droite) s'est félicité de voir la directive arriver enfin en plénière, soulignant qu'elle constituerait "un outil efficace pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé".
 Tout en apportant également leur soutien au PNR, les socialistes européens (S&D) ont estimé qu'il ne s'agirait pas d'un "remède miracle" contre les attentats.
 "La leçon la plus importante des événements tragiques de Paris et Bruxelles n'est pas que nous ne disposons pas d'assez d'informations sur les terroristes présumés mais que ces informations ne sont pas utilisées ou partagées efficacement par les agences nationales", a pointé l'eurodéputé socialiste britannique Claude Moraes.
 Le groupe des Verts a pour sa part déposé des amendements demandant que les données des voyageurs soient conservées non pas cinq ans mais 12 mois et que seuls les vols à risques -arrivant par exemple de Syrie ou de Turquie- soient concernés.
Après son adoption par le Parlement européen, les Etats membres auront deux ans pour transposer la directive dans leur législation.

Libé
Mercredi 13 Avril 2016

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