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Deuil et appels à un nouveau gouvernement en Tunisie

Le Premier ministre rejette toute démission




Deuil et appels à un nouveau gouvernement en Tunisie
Le Premier ministre tunisien a une nouvelle fois exclu mardi la démission de son gouvernement malgré la multiplication des appels en ce sens après une sanglante attaque contre l’armée qui a aggravé la crise provoquée par l’assassinat d’un opposant.
Tout comme Ennahda, l’UGTT, l’Utica et Ettakatol, M. Larayedh a exclu une dissolution de l’Assemblée nationale constituante (ANC) réclamée par une soixantaine de députés et plusieurs partis d’opposition.
Le Premier ministre a de nouveau promis l’adoption de la Constitution courant août et des élections le 17 décembre pour sortir de la crise provoquée par l’assassinat jeudi du député d’opposition Mohamed Brahmi et exacerbée par la mort lundi soir de huit militaires sauvagement tués au mont Chaambi (ouest), à la frontière algérienne, où un groupe armé lié à Al-Qaïda est pourchassé sans succès depuis décembre.
Cette attaque est la plus grave depuis la révolte de janvier 2011 qui a été suivie par un essor de la nébuleuse islamiste armée.
Selon les témoignages de militaires recueillis par l’AFP et des médias tunisiens, le groupe de soldats est tombé dans une embuscade. Certains ont été égorgés et mutilés et les armes de l’unité volées.
Un deuil national de trois jours a été décrété à partir de mardi. Le président Moncef Marzouki a rendu hommage en matinée aux militaires tués lors d’une cérémonie à Kasserine, ville voisine du mont Chaambi.
Des milliers de manifestants pro et anti-islamistes se sont par ailleurs rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi face à l’ANC en banlieue de Tunis pour des rassemblements rivaux, selon une journaliste de l’AFP. Aucun incident n’avait été signalé 23H00 GMT (00H00 mercredi) alors que des heurts ont régulièrement opposé les deux camps en fin de semaine dernière.
L’opposition organise ces manifestations nocturnes quotidiennes depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi, le deuxième du genre attribué à la mouvance jihadiste après la mort par balle de Chokri Belaïd le 6 février. Ce meurtre avait entraîné la chute du précédent gouvernement dirigé par Ennahda.
La date des prochaines élections fixée au 17 décembre par M. Larayedh est hautement symbolique car il s’agit du jour en 2010 où le vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s’est immolé par le feu, donnant le coup d’envoi à la révolution tunisienne.

AFP
Jeudi 1 Août 2013

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