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Des révélations sur la liquidation d’El-Ouali enfoncent Alger

La décision de mettre fin à la vie du fondateur du Polisario aurait été prise au plus haut niveau de l’Etat algérien




Des révélations sur la liquidation d’El-Ouali enfoncent Alger
Alger et ses affidés séparatistes ont encaissé le coup sans broncher. Le journal mauritanien « Annakousse » a rendu publiques dernièrement des informations inédites sur les circonstances de la liquidation du fondateur du Polisario El-Ouali Mustapha Sayed qui les incriminent directement.
Ces informations auraient émergé dans le sillage de l’enquête sur un autre meurtre politique commis en août 1993 en Algérie ; à savoir celui de Kasdi Merbah, ancien patron du redoutable DRS. 
Des documents des services secrets algériens, la décision de liquider ce dernier aurait été prise en présence de l’ex-président algérien Houari Boumediène et de hauts commis de l’Etat. Cet assassinat se serait inscrit dans le cadre de la sourde lutte d’influence à laquelle l’Algérie et la Libye  se livraient pour le contrôle du Polisario et son utilisation pour déstabiliser le Maroc. Il serait la conséquence des contacts qu’El-Ouali aurait eus en avril 1976 avec des membres influents de la tribu Maa El-Ainine et le fait qu’il leur aurait affirmé qu’il était prêt à entrer dans des négociations avec les autorités marocaines pour trouver une solution à la question du Sahara. Il leur aurait également affirmé qu’il allait en discuter avec Mohamed Chérif Messaadia qui était chargé du dossier du Polisario au sein du FLN. Il n’en aura pas eu le temps parce que son sort aurait déjà été scellé au cours de la fameuse réunion présidée par Boumediène.
 Après avoir pris connaissance du rapport présenté par Messaadia et Slimane Hoffman sur les intentions conciliatrices d’El-Ouali, ce dernier aurait piqué une colère bleue, avant d’ordonner la liquidation du fondateur du Polisario.
Le 7 juin 1976, on lui a suggéré de lancer une attaque contre Nouakchott. 
Mais faiblement armés et mal entraînés, ses 180 hommes durent se replier sur Tindouf et  El Ouali fut froidement abattu sur le chemin du retour, le 9 juin, à l’âge de 28 ans. 
Avec sa disparition, la rivalité entre la Libye et l’Algérie pour le contrôle du Polisario prit définitivement fin avec l’installation de Mohamed Abdelaziz à la tête de ce dernier. 

C.C
Samedi 21 Décembre 2013

Lu 1512 fois


1.Posté par plékhanov le 22/12/2013 10:20
L'Histoire ne connaît pas de repos et à chaque tournant ,elle livre au monde un nouveau secret sur l'action et les motivations criminelles d'Alger .Ce n'est pas fini et la communauté internationale n'est pas au bout de ses surprises à leur sujet.

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