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Des rebelles touareg parlent de paix à Bamako

La tension persiste au Nord du Mali




Des rebelles touareg parlent de paix à Bamako
Des représentants de rebelles touareg reçus à Bamako ont parlé de paix avec le président, dans un contexte de tensions sécuritaires dans la région de Kidal (nord-est) où une bombe artisanale a été découverte et des agents électoraux ont été retenus otages pendant plusieurs heures.
 Une grande discrétion a entouré jusqu’à la dernière minute cette rencontre, à laquelle ont participé sept membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), signataires d’un accord de paix avec le gouvernement malien le 18 juin à Ouagadougou.
Les représentants des groupes rebelles touareg sont généralement basés dans le nord du Mali, notamment leur fief de Kidal ou à l’étranger.
Le MNLA avait pris le contrôle de Kidal en février 2013, à la faveur de l’intervention de l’armée française en janvier 2013 qui avait permis de chasser ses anciens alliés jihadistes.
Les rebelles touareg ont refusé la présence de l’armée et de l’administration maliennes à Kidal jusqu’à la signature de l’accord d’Ouagadougou, qui a permis le cantonnement dans la ville de ses hommes, en parallèle avec l’arrivée début juillet de 150 soldats maliens, puis du retour de l’Administration.
L’audience présidentielle s’est déroulée dans un contexte de tensions sécuritaires dans la région de Kidal et à une semaine de l’élection présidentielle du 28 juillet jugée cruciale pour le Mali après 18 mois de crise politique marquée par un coup d’Etat militaire (mars 2012) et la guerre contre des groupes jihadistes.
A Kidal, une bombe artisanale a été découverte en plein centre-ville dimanche matin. Deux jours auparavant, la ville avait connu des violences meurtrières entre Touareg et des membres d’autres communautés.
A Bamako dimanche soir, le porte-parole des rebelles touareg a nié toute implication du MNLA dans ces rapts. «Nous ignorons» les auteurs de ces enlèvements, «il y a beaucoup de règlements de comptes dans cette zone. (...) Ce sont les forces armées du MNLA qui ont poursuivi» les kidnappeurs «pour pouvoir libérer» les otages, a-t-il assuré.
Dimanche, selon son entourage, son cortège de campagne a été contraint par des militaires de changer d’itinéraire à proximité d’un camp de l’armée à Kati, près de Bamako, où réside le chef des auteurs du putsch de mars 2012, le capitaine Amadou Sanogo. M. Cissé s’était farouchement opposé à ce coup d’Etat.
Pour de nombreux observateurs, le Mali a fait la guerre contre les jihadistes avec l’appui déterminant de la France et son opération Serval, ainsi que d’autres troupes étrangères.

Libé
Mardi 23 Juillet 2013

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