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Des pays du G20 veulent aider le changement dans le monde arabe




Les ministres des Finances des Etats-Unis, de la France et d'autres puissances économiques ont annoncé jeudi leur volonté d'appuyer les changements en cours dans le monde arabe.
Dans une déclaration commune, diffusée par les Etats-Unis et la France, ils soulignent que les transitions en cours depuis le début du «printemps arabe» visent à «étendre les libertés et les perspectives des peuples».
«Nous nous tenons prêts à soutenir ces pays par des réponses coordonnées avec les institutions internationales, qui peuvent apporter des ressources et une expertise significatives pour aider ces transitions», poursuit la déclaration rendue publique à l'issue d'une réunion à Washington consacrée aux mouvements en cours au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Le communiqué ne s'engage pas sur des promesses d'une aide monétaire accrue mais appelle à un «plan d'action commun» des banques de développement pour soutenir un investissement favorisant les créations d'emplois et les réformes de la gouvernance.
Participaient à cette réunion le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner, la ministre française de l'Economie Christine Lagarde et des représentants du Canada, du Japon, de la Russie, de la Turquie, de l'Arabie saoudite, de l'Egypte et de la Tunisie notamment.
Parti de Tunisie en janvier avant de gagner l'Egypte, le mouvement d'émancipation s'est répandu à travers le monde arabe, se nourrissant des frustrations liées au chômage, aux inégalités économiques et aux blocages politiques.
Pour Lael Brainard, sous-secrétaire américaine au Trésor chargée des affaires internationales, le succès ou l'échec de ce nouveau Moyen-Orient en voie de développement pourrait dépendre de sa capacité à réunir les conditions d'une croissance économique la plus large possible et créatrice d'emplois.
«Le changement en cours au Moyen-Orient exige de repenser et de réorienter l'engagement de la communauté internationale», ajoute-t-elle dans un article publié par la revue Foreign Policy.
Elle estime que la Banque mondiale, l'International Finance Corporation (la branche de la Banque mondiale spécialisée dans le crédit au secteur privé) et la Banque africaine de développement pourraient débloquer plus de 4 milliards de dollars de prêts pour l'Egypte et la Tunisie dans l'année à venir.
Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale, a reconnu que les institutions mondiales du crédit devaient accroître leur assistance à la région et envisager de travailler directement avec des organisations de la société civile, parallèlement aux coopérations classiques avec les gouvernements.
En Europe, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) travaille elle à une enveloppe annuelle de 1,6 milliard de dollars pour l'Egypte.

REUTERS
Samedi 16 Avril 2011

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