Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Des milliers de partisans acclament Recep Tayyip Erdogan à son retour du Maghreb

La contestation n’en finit pas pour autant, les opposants toujours rassemblés à Istanbul et Ankara




Des milliers de partisans acclament Recep Tayyip Erdogan à son retour du Maghreb
De retour en Turquie après une tournée au Maghreb, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a été accueilli vendredi à l’aéroport d’Istanbul par des milliers de partisans venus lui clamer leur soutien face aux manifestations antigouvernementales qui entrent dans leur deuxième semaine.
Des milliers d’opposants se sont de leur côté de nouveau rassemblés à Istanbul et Ankara en attendant eux aussi le retour du Premier ministre, dont l’attitude pourrait déterminer la suite du mouvement.
Le chef du gouvernement avait quitté lundi la Turquie pour une tournée au Maghreb, en pleine contestation.
Jusqu’ici inflexible face aux troubles, le Premier ministre a donné quelques signes d’apaisement dans un discours prononcé à 02h00 du matin et retransmis en direct à la télévision.
 Il a exhorté les Turcs à prendre leurs distances avec les troubles, invité ses partisans à faire preuve de retenue et ne pas se laisser entraîner dans la violence et assuré que les autorités enquêtaient sur les accusations faisant état d’un usage excessif de la force par les forces de police
A Tunis, dernière étape de sa tournée au Maghreb, le chef du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir depuis dix ans s’était montré encore inflexible, condamnant la stratégie consistant à «incendier et détruire» et maintenant son projet de réaménagement du parc Gezi, à Istanbul, à l’origine des troubles.
Devant la foule de ses partisans à Istanbul, il est apparu plus conciliant. «Nous n’avons marginalisé la croyance de personne. (...) Nous sommes ensemble la Turquie, nous sommes frères. Nous examinerons tout ce qui est en place en Turquie et à partir de cela, nous prendrons des mesures», a-t-il dit. «Le secret de notre succès n’est pas la tension ni la polarisation», a ajouté Erdogan.
Pour la septième nuit consécutive, des milliers de Stambouliotes se sont réunis aux cris de «Tayyip démission!» place Taksim, qui jouxte le parc Gezi. D’autres entonnaient l’hymne national.
Depuis le début de la contestation, trois personnes ont péri et on dénombre aussi plus de 4.000 blessés dans une dizaine de villes de Turquie.

Reuters
Samedi 8 Juin 2013

Lu 434 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs