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Des milliers de manifestants contre la victoire de Trump

Cinq blessés après une fusillade à Seattle




Des milliers de personnes ont manifesté mercredi soir dans plusieurs villes des Etats-Unis pour protester contre la victoire inattendue de Donald Trump à l'élection présidentielle, condamnant les propos polémiques tenus par l'homme d'affaires lors de la campagne.
A New York, les manifestants se sont dirigés par milliers vers la Trump Tower, la résidence luxueuse du futur 45e président des Etats-Unis située sur la Cinquième avenue tandis que des centaines d'autres se rassemblaient dans un parc de Manhattan aux cris de "Pas mon président".
Dans le centre de Chicago, quelque 1.800 personnes massées à l'extérieur d'un bâtiment appartenant au magnat immobilier - la Trump International Hotel and Tower - ont scandé des slogans tels que "Non à Trump ! Non au KKK (Ku Klux Klan) ! Non à une Amérique raciste !"
La police de Chicago a bloqué les rues autour de la zone de la manifestation. Aucune interpellation ni actes de violence n'ont été signalés. "Je suis tout simplement terrifiée par ce qui arrive à mon pays", a dit Adriana Rizzo, 22 ans, venue avec une pancarte "Profitez de vos droits tant que vous le pouvez".
A Seattle, un homme a blessé cinq personnes par balles, dont l'une se trouve dans un état critique, lors d'une dispute qui a éclaté non loin d'une manifestation contre Donald Trump. La police a toutefois déclaré que les coups de feu ne semblaient avoir aucun lien avec la manifestation.
A Oakland, en Californie, quelque 6.000 manifestants ont bloqué le trafic routier et lancé des projectiles en direction des forces de police. Des vitrines de magasin ont été brisées et des poubelles incendiées. La police a riposté en tirant des gaz lacrymogènes, a rapporté un journaliste de Reuters.
A Los Angeles, ils étaient un peu plus de 5.000 à avoir répondu à un appel à un sit-in géant contre le milliardaire républicain.
Des centaines de personnes se sont également rassemblées à Philadelphie, Boston, Portland ou encore Austin, la capitale du Texas.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l'équipe de campagne de Trump. Lors de son discours de victoire, tard dans la nuit de mardi à mercredi, le magnat de l'immobilier a lancé un appel à l'unité au terme d'une campagne qui a mis en lumière de manière souvent crue les divisions profondes de la société américaine.
De son côté, après avoir concédé une défaite "douloureuse", la démocrate Hillary Clinton, a souhaité que Donald Trump soit un bon président pour tous les Américains, ajoutant qu'il fallait lui laisser "la chance de diriger".
Plus tôt dans la journée, plus d'un millier de lycéens et d'enseignants avaient quitté les classes à Berkeley, en Californie, pour protester sous le mot d'ordre "Pas notre président" contre la victoire surprise de Donald Trump.
Quelque 1.500 lycéens se sont rassemblés dans la cour de la Berkeley High School, selon Charles Burress, porte-parole du district scolaire, dans la baie de San Francisco. Ils se sont ensuite dirigés vers le campus de l'université de Berkeley, ville connue pour son progressisme.
"Nous avons remonté le temps et sommes revenus aux années 1950 en élisant cet imbécile. Vous savez quoi ? Trump nous fait réaliser combien la haine et l'ignorance sont encore répandues", a déclaré une étudiante présente sur place, selon une retransmission en direct via l'application Periscope.
Brandissant des pancartes frappées de slogans anti-Trump et des drapeaux mexicains, les étudiants scandaient : "Not my president !" (pas mon président) et "Si se puede !", formule classique du mouvement des droits civiques des immigrés.
Un tract distribué lors de ce rassemblement dénonce l'arrivée d'une "tyrannie Trump" et rejette toute atteinte aux droits des immigrés ainsi que la "militarisation" de la frontière avec le Mexique. Trump s'est proposé pendant la campagne d'y construire un mur pour endiguer l'immigration.
Des manifestations avaient eu lieu dès mardi soir dans la région de San Francisco contre Donald Trump.
Une autre manifestation a eu lieu à l'Université de Californie, à Davis, non loin de la capitale de l'Etat, Sacramento, où des étudiants ont bloqué les rues et scandé : "Vous n'êtes pas l'Amérique! Nous sommes l'Amérique!"

Vendredi 11 Novembre 2016

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