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Des manifestations violemment réprimées dans les camps de Tindouf




Déprimés, les jeunes des camps de Tindouf  rongés par l’oisiveté, le désespoir et las des mensonges de la direction du Polisario dont ils en ont assez des malversations, des détournements, du favoritisme et du tribalisme, organisent des marches et des manifestations, chaque fois que l’occasion se présente, dénonçant le sort que leur impose cette direction dont les membres ne cessent de s’enrichir. 
Ces manifestations et marches sont toujours violemment réprimées par les miliciens bien traités par cette même direction et qui n’attendent qu’un signe de leurs chefs pour maltraiter ces jeunes qui ne ratent aucune occasion pour exprimer leur mécontentement. Ces derniers ont choisi les festivités organisées par la direction pour célébrer l’anniversaire de la soi-disant proclamation de la prétendue RASD pour exprimer leur mécontentement
Comme d’habitude, leurs manifestations ont été suivies  d’une vague de répressions d’une violence indescriptible accompagnée d'une série d’arrestations visant particulièrement les jeunes. En effet, selon des sources des camps, les prétendus gendarmes du Polisario ont procédé, deux jours durant, à une vague d’arrestations touchant ces jeunes  accusés d’avoir manifesté au moment où le Front festoyait. 
En réaction  à cette campagne de répression et d’exactions menée par les forces du Polisario, ces jeunes ont décidé de manifester leur colère, le lendemain, en faisant notamment brûler des pneus. 
La goutte qui a fait déborder le vase et déclenché cette vague de protestations, c’est l’humiliation infligée par les miliciens séparatistes à un jeune homme  qui avait été traîné, comme un chien, une corde au cou, les mains ligotées et les  yeux bandés. Ce comportement a été considéré comme une provocation et une humiliation pour toute la tribu à laquelle le jeune homme appartient. Celle-ci n'a, d’ailleurs, pas tardé à exprimer publiquement sa colère. 
Les manifestations se sont donc poursuivies durant la nuit et les caïds du Front se sont réveillés, sur des graffitis couvrant les murs des «édifices» et portant des inscriptions critiquant sévèrement leur direction. Laquelle direction a aussitôt mobilisé ses gendarmes et ses indics pour arrêter les personnes supposées avoir été derrière ces actes. Cette campagne d’arrestations a attisé l’ire des tribus dont les membres ont été visés. Elles ont donc décidé de manifester en public, le jour suivant. La réaction des miliciens ne se fit pas attendre, visant tous les rassemblements, de quelque nature qu'ils soient. Les habitants des camps, qui célébraient baptêmes, noces ou fiançailles, ont ainsi  été touchés par cette campagne de répression. Bref, tous les rassemblements familiaux ou à caractère tribal sont désormais visés, ce qui met tous les camps en ébullition. Et ce n’est pas le refus du Polisario de quitter  la zone de Guerguerate, après le retrait du Maroc qui  apaisera la colère des habitants des camps comme l’escomptait la direction du Polisario.
 

A.E.K.
Dimanche 5 Mars 2017

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