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Des journalistes et activistes marocains agressés au FSM


Les Algériens et leurs nervis du Polisario s’en prennent à la délégation marocaine



Des journalistes et activistes marocains agressés au FSM
«Pourquoi vous vous référez toujours à l’Algérie ? ». Cette question a été adressée, sur un ton agressif, par un membre de la délégation algérienne au Forum social mondial à Akrim Houaria, membre du bureau national de l’Association des Marocains victimes d’expulsion arbitraire d’Algérie.
Akrim Houaria savait que l’intention de l’Algérien qui était accompagné d’autres membres, était de l’énerver voire de la provoquer. Elle souriait et répondait  calmement que son association, en citant  l’Algérie, ne vise pas le peuple algérien mais l’Etat algérien qui a pris au cours des  années 70 la décision d’expulser 45.000 familles marocaines de ce pays. Cette « technique » de provocation  a été également utilisée par les membres de la délégation algérienne contre des Marocains qui ont passé des années dans les prisons de Tindouf.  Lors du Forum social mondial dont les travaux ont pris fin samedi à Tunis, les membres de la délégation marocaine ne sont pas tombés dans le piège algérien et ont déjoué leurs manœuvres. « Les Marocains ont appris la leçon du FSM de Dakar », a commenté l’un des organisateurs du Forum de Tunis.
Mais les Algériens ont parfois perdu leur sang-froid et fait preuve d’une agressivité excessive qui a affecté les journalistes marocains.
En effet, des Algériens soutenus par des membres du Polisario ont agressé des journalistes et activistes marocains vendredi 30 mars lors d’un débat en plein air sur la question du Sahara. Il s’agit du journaliste de l’hebdomadaire Assahra Al Maghribia et Maroc News Hicham Medraoui, et du journaliste Khaled Essati du journal Attajdid, en plus du syndicaliste Mohamed Dahman, de l’activiste Aicha Ezz, entre autres.
A souligner que des participants marocains agressés par quelques Algériens ont été transférés à l’hôpital pour recevoir les  soins nécessaires.
 Selon des témoignages de la délégation marocaine, la délégation algérienne est composée en majorité de militaires et d’agents des services secrets. Certains agresseurs étaient même détenteurs d’armes blanches.
« Les Algériens ont perdu leur sang-froid pour deux raisons : l’une politique et l’autre en rapport avec les droits de l’Homme », a expliqué Aguaï Dahi, un ex-dirigeant du Polisario, au cours d’un point de presse organisé samedi au FSM pour jeter la lumière sur ce qui s’est passé. L’Algérie n’a pas apprécié que des Marocains sahraouis dévoilent la vérité sur  cette affaire, tout en confirmant que 80 % des Saharouis vivant dans les camps de Tindouf sont des Algériens. L’autre raison qui explique le courroux des Algériens, c’est que les ateliers organisés par des Marocains ont permis de démasquer le front Polisario en matière  des droits de l’Homme. Lors de cette conférence, une pétition a été signée pour dénoncer « l’incident déplorable survenu à la fin de la réunion de l’assemblée des mouvements sociaux tenue le 29 mars en marge du FSM Tunis, incident provoqué par le comportement irresponsable de la partie ayant présenté le rapport de l’assemblée des mouvements sociaux. Lequel rapport ayant pris des positions et des décisions nullement approuvées lors des travaux de cette convention ». Et ladite pétition de préciser que « les signataires dénoncent cette pratique frauduleuse et la considèrent en totale contradiction avec l’éthique, la charte et la déontologie du FSM, et appellent, par conséquent, le Conseil international du FSM à assumer toutes ses responsabilités en veillant au respect scrupuleux des principes et pratiques fondateurs du FSM ».
D’un autre côté, une source du FSM a confirmé à « Libé » que quatre Algériens s’opposant au régime ont été avisés par leurs familles en Algérie que la police a émis un mandat d’arrêt contre eux.
Pour rappel, les autorités algériennes ont interdit à des participants de ce pays de participer au Forum social à Tunis (deux autocars transportant plus de 90 personnes ont été interceptés à la frontière avec la Tunisie).
DNES à Tunis:

La condamnation du SNPM

Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a condamné l’agression dont ont fait l’objet des journalistes marocains participant aux travaux du Forum social mondial de Tunis (FSM) de la part d’éléments algériens et de membres du polisario.
Le SNPM affirme, dans un communiqué, que sa délégation participant au FSM exprime sa «solidarité avec tous les journalistes et activistes qui ont subi cette agression de la part d’éléments qui n’ont aucun lien avec les domaines associatif, syndical ou de défense des droits de l’Homme».
Tout en condamnant ce genre de pratiques, le Syndicat estime qu’elles s’inscrivent dans la continuité de la démarche visant à voiler la vérité à travers le recours aux méthodes de terreur et de violence, souligne la même source.
La délégation du SNPM lance, à ce propos, un appel à «l’ensemble des organisations politiques, syndicales et des droits de l’Homme en Algérie à œuvrer pour faire face à cette stratégie qui s’éloigne des principes de solidarité et de dialogue entre les peuples marocain et algérien».

Mourad Tabet
Lundi 1 Avril 2013

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