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Des fosses communes pour des corps non identifiés aux Philippines

Désespoir des sinistrés devant la lenteur des secours




Des fosses communes pour des corps non identifiés aux Philippines
De nombreux corps, beaucoup non identifiés, sont transportés jeudi vers des fosses communes, une tâche macabre mais essentielle pour assainir une ville des Philippines quasi rasée par le typhon, où les survivants implorent qu’on les aide.
L’arrivée prévue jeudi du porte-avions George-Washington et de ses 5.000 marins, avec son escorte de deux croiseurs et d’un destroyer, totalisant des dizaines d’avions et d’hélicoptères et d’immenses capacités de production d’eau potable, apporte de l’espoir pour les survivants qui manquent de tout. Jeudi à Tacloban, au lendemain du report d’un enterrement collectif en raison de coups de feu, des dizaines de corps enveloppés dans des sacs mortuaires ont été déposés au fond d’une immense fosse commune, appelée à en accueillir tant d’autres avant d’être refermée par la terre.
La municipalité estime avoir déjà collecté 2.000 corps, alors qu’estimer le bilan du typhon reste difficile. L’ONU a évoqué la mort possible de 10.000 personnes dans la seule ville de Tacloban, mais le président philippin Benigno Aquino a estimé ce chiffre «trop élevé», parlant de «2.000 à 2.500» morts. Le dernier bilan officiel provisoire fait quant à lui état de 2.357 morts et 77 disparus. Le gouvernement philippin a reconnu avoir été dépassé par le nombre de morts, dont la collecte avait été ralentie par un manque de sacs mortuaires, désormais comblé. Désespérés par la lenteur de l’aide, des centaines de sinistrés se pressent chaque jour à l’aéroport en ruines de Tacloban, espérant pouvoir obtenir une place sur un des rares vols en partance. Un chaos aggravé par des actes de pillages commis notamment par des habitants affamés. Huit personnes sont mortes mardi écrasées lors de l’effondrement du mur d’un entrepôt de riz en train d’être pillé par des survivants non loin de Tacloban, où armée et police ont été déployées pour rétablir l’ordre.
Alors que de nombreux blessés ont toujours besoin d’être soignés, les experts s’inquiètent également des risques liés au manque d’eau potable, qui peut provoquer des diarrhées particulièrement dangereuses pour les enfants.
Les nombreux pays, ONG et agences internationales ont annoncé d’importantes aides financières et matérielles.
En plus du George-Washington, les Etats-Unis, qui ont promis 20 millions de dollars, ont déjà déployé une avant-garde de Marines épaulés par des avions de transport et des Ospreys, appareils qui peuvent voler comme un avion et atterrir comme un hélicoptère.
Alors que l’ONU a réclamé 301 millions de dollars pour faire face à l’urgence, le président américain Barack Obama a de son côté mercredi lancé un appel à la générosité de ses concitoyens.

AFP
Vendredi 15 Novembre 2013

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