Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Des forces franco-maliennes à Kidal


Nuit sans incident à Tambouctou



Des forces franco-maliennes à Kidal
Des "éléments français ont été mis en place cette nuit à Kidal" dans le nord du Mali, a confirmé mercredi le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard.
Des sources concordantes au Mali avaient annoncé dans la nuit de mardi à mercredi la présence de militaires français à l'aéroport de cette troisième grande ville du nord du Mali, qui était jusqu'à présent aux mains de groupes armés.
Le porte-parole s'est refusé à toute précision sur cette opération qui intervient 48 heures après la prise de Tombouctou par les forces françaises et maliennes et celle de Gao le week-end dernier.
"Un avion français s'est posé sur la piste de l'aérodrome de Kidal. Ils ont pris position sur l'aérodrome", a déclaré au Mali un responsable de l'administration locale, dont le témoignage a été confirmé par des notables touareg de la région et une source de sécurité régionale.
Kidal et sa région, dans l'extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne, était le fief d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un groupe islamiste armé allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Par ailleurs, la nuit s'est déroulée sans incident à Tombouctou, au lendemain du pillage de dizaines de boutiques appartenant à la communauté arabe, après la reconquête de cette ville mythique du Nord du Mali par les soldats français et maliens, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP. Aucune explosion ni coup de feu n'a retenti dans la nuit.
Les habitants se plaignent de l'augmentation des prix de la nourriture et les réseaux de téléphonie fixe et mobile, sabotés par les groupes islamistes armés avant leur fuite, restent inopérants. Mais l'électricité a été rétablie, quatre heures par jour, dans la matinée.
L'armée malienne poursuit ses opérations de sécurisation, à la recherche de mines et d'armes abandonnées par les islamistes, mais aussi d'éventuels combattants qui seraient restés en ville.
"Nous avons mis en place un dispositif pour informer le public que l'armée est là. Nous passons dans les quartiers avec des tam-tam et des mégaphones pour inviter la population à nous informer à tout moment de la présence de tout suspect", a expliqué à l'AFP le colonel malien Keyba Sangalé, commandant de la région militaire de Tombouctou.

AFP
Jeudi 31 Janvier 2013

Lu 428 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs