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Des escrocs d’un nouveau genre à Oujda : De la poudre de perlimpinpin pour dupliquer des billets de banque




L’on connaissait les «escrocs africains spammeurs», ceux qui polluent nos boîtes de messagerie avec des mails du type :«Je suis le riche descendant d’un prince africain. Mon père est décédé et sa fortune est bloquée sur un compte suisse. Merci de me prêter de l’argent. Je vous le rendrai une fois l’héritage débloqué avec une prime pouvant aller jusqu’à 25% de la somme…». Des messages qui ont dû très certainement jouer sur la crédulité de certains internautes… Aujourd’hui encore, ils redoublent d’imagination pour appâter celles et ceux qui sont attirés par l’argent facile… Une escroquerie made in Africa qui sévit aussi aux quatre coins de nos rues. Cette journée du 13 septembre restera gravée dans la mémoire de cet Oujdi, nouvelle victime d’une escroquerie savamment orchestrée par des Africains de passage dans la capitale de l’Oriental. Quelques jours plus tôt, M.R. a été accosté par deux individus lui vantant une méthode magique pouvant dupliquer des billets de banque. Ainsi, en leur procurant un billet de 20 dirhams, notre gentilhomme pouvait doubler la mise. Un produit en poudre aurait été versé sur une feuille blanche qui se serait transformée en un tour de main en billet de 20 dirhams. Content de sa trouvaille, M.R. leur demande d’en faire autant pour une somme plus importante. Il s’avise de n’en parler à personne dans son entourage. Le lendemain, un rendez-vous est donné et l’arnaque peut continuer. Attiré par le gain facile, il accepte de se rendre au rendez-vous fixé par les deux compères. A l’issue de la rencontre, M.R. leur fixe un autre rendez-vous mais cette fois-ci, cela se passera chez lui car il est question de toutes ses économies, en l’occurrence la somme de 1600 dirhams. Arrivés à son domicile, les deux escrocs commencent les opérations puis demandent à leur hôte un verre d’eau. A son retour, les deux Africains lui tendent une liasse méticuleusement enveloppée de papier marron ; une liasse qui doit impérativement, selon leurs dires, être déposée dans le réfrigérateur pour que l’opération de duplication réussisse. Quelle naïveté, diriez-vous? Seulement, c’est ce que fera M.R.. C’est après les avoir reconduits à la porte et être rentré que M.R. se rendra compte de cette arnaque ; une arnaque des plus alambiquées qui lui a fait perdre, vous vous en doutez bien, la somme de 1600 dirhams. Il expliquera une telle naïveté par sa situation socioéconomique. «Je ne travaille pas et je fais face à plusieurs dépenses entre le Ramadan, la rentrée de mes enfants. Je pensais pouvoir m’en sortir de cette manière».
Bien entendu, les deux escrocs se promènent toujours dans la nature en attendant de duper une autre personne.

Amel NEJJARI
Vendredi 18 Septembre 2009

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