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Des équipements publics, cible d’actes de vandalisme à Essaouira

Des agissements insoutenables et intolérables




Des équipements publics, cible d’actes de vandalisme à Essaouira
Le projet de mise à niveau urbaine de la ville d’Essaouira avance certes lentement, mais il a réussi à relooker partiellement la cité des alizés qui a longtemps souffert de la dégradation de ses infrastructures et services de base. Aménagement de voiries, pavage, espaces verts, éclairage public et signalisation … des équipements publics entre autres nécessitant de gros efforts financiers dans le cadre d’une mise en synergie des moyens de plusieurs intervenants.
Malheureusement, les équipements fraîchement réalisés sont la cible d’actes de vandalisme perpétrés au vu et au su de tout le monde sans susciter de réaction pour stopper ou sanctionner ces comportements abjects.
“L’aménagement de cette place a remis en valeur le quartier Azlef. Les actes de vandalisme la ciblant depuis un moment par des mineurs et adultes ne font que bafouer les efforts et les attentes de toute une ville qui tente de rompre avec la dégradation et la précarité. Des pierres taillées sont extraites et cassées en plein jour, des morceaux de pavée volés, des espaces verts endommagés!  Une hostilité insoutenable et intolérable qui menace de tout gâcher en l’espace de quelques mois”, s’indigne un habitant du quartier Azlef.
Des actes hostiles qui sont perpétrés de jour comme de nuit  dans les différents quartiers de la ville mais restés impunis. 
“Les autorités locales et sécuritaires ne réagissent pas à ce genre d’actes inciviques. Le patrimoine bâti de la ville a longtemps pâti de ce genre d’actes irresponsables. Des dizaines d’individus font leurs besoins près de la place Hassan II et personne ne réagit!”, s’indigne un acteur associatif.
Effectivement, des actes indignes perpétrés par les petits comme les grands sont tolérés au quotidien. “Libé” n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme depuis des années pour attirer l’attention des décideurs censés protéger les biens publics.
“C’était 22h30 au lotissement Al Amal, une dizaine d’enfants jetaient des pierres à tour de rôle sur une benne à ordures toute neuve déposée par la société chargée de la gestion des déchets solides de la ville. Au bout de 15 minutes, et en l’absence de toute réaction des parents ou même des voisins, ils ont réussi à la démolir alors qu’elle coûte quelques milliers de dirhams. Le lendemain matin, elle était toujours là, mais totalement détruite. Les habitants indifférents ont ainsi commencé à jeter leurs ordures à côté sans se poser la moindre question!!”, nous a déclaré un citoyen dans tous ses états.
Essaouira ne fait pas l’exception, mais elle reflète une mentalité immature et incapable de s’imprégner la notion du “public”. Un problème éducatif qui nécessite la mobilisation des différents intervenants  pour le respect de l’environnement et de l’espace public. 

Abdelali Khallad
Mardi 4 Février 2014

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