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Des chercheurs redonnent vie à une espèce disparue




Des chercheurs redonnent vie à une espèce disparue
Redonner vie aux espèces disparues du globe, tel est l’objectif que se sont fixés de nombreux généticiens à travers le monde. Bien que cette utopie semble tout droit sortie d’un livre de science-fiction, une équipe de chercheurs de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, affirme être tout proche de la solution. En utilisant des méthodes de clonage sophistiquées, les scientifiques sont parvenus à réactiver le génome de Rheobatrachus, une grenouille australienne disparue depuis trente ans et réputée pour avaler ses œufs afin de les incuber.
Le protocole, appelé transfert de noyau de cellules somatiques, est semblable à celui utilisé pour cloner la brebis Dolly. Il a consisté dans un premier temps à extraire des noyaux de cellules de tissus prélevées dans les années 70, juste avant la disparition de l’espèce, et conservées pendant 40 ans dans un congélateur. Ces noyaux ont ensuite été insérés dans des ovocytes énucléés de grenouilles cousines du spécimen. Enfin, les œufs transformés ont été soumis à une “couvaison gastrique” afin qu’ils puissent commencer à se diviser et croître jusqu’au stade précoce de l’embryon.
Bien qu’aucun des embryons n’ait survécu au-delà de quelques jours, des tests génétiques ont confirmé l’existence de matériel génétique de la grenouille disparue au sein des cellules en division. “Nous regardons Lazare surgir d’entre les morts, pas après pas. Nous avons réactivé des cellules mortes dans des vivantes et ranimer le génome de la grenouille éteinte. Maintenant, nous avons des cellules fraîches préservées cryogéniquement à utiliser pour des expériences de clonage”, a commenté le professeur Mike Archer, membre de l’équipe du projet baptisé “Lazarus”.  
Pour les chercheurs, la transformation de ces embryons en têtard n’est donc plus qu’une question de temps. “Nous sommes de plus en plus convaincus que les obstacles à venir sont d’ordre technologique et non biologique et que nous réussirons”, a ajouté le chercheur cité par Science Daily. “Nous avons déjà démontré à quel point cette technologie est prometteuse en tant qu’outil de conservation alors que des centaines d’espèces d’amphibiens connaissent un déclin catastrophique”.

Maxisciences
Vendredi 22 Mars 2013

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