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Des chercheurs ont percé le secret génétique de ceux qui dorment peu




Une équipe européenne a découvert un gène capable de contrôler notre durée de sommeil. Celui-ci pourrait expliquer pourquoi certaines personnes n’ont besoin de dormir que quelques heures par nuit.
Si les médecins préconisent en général au moins 7 à 8 heures de sommeil par nuit, l’horloge biologique diffère d’un individu à l’autre. Ainsi, certains ont besoin de dormir au minimum 10 heures s’ils ne veulent pas être épuisés tandis que 4 heures de sommeil suffisent en revanche à d’autres pour se sentir en pleine forme. Une différence que les chercheurs avaient bien du mal à expliquer... du moins jusqu’ici. En effet, une équipe dirigée par le Dr Karla Allebrandt du Ludwig Maximilians University de Munich en Allemagne a découvert une piste pour expliquer ce phénomène. Il s’agirait d’un gène qui contrôle notre durée de sommeil.
Pour arriver à un tel résultat, les chercheurs ont mené une vaste étude sur 4.000 personnes provenant de sept pays européens. Des sujets à qui ils ont demandé de remplir des questionnaires sur leurs habitudes de sommeil, avant d’en analyser les réponses. Parallèlement, ils ont également étudié le génome des patients, et plus particulièrement un gène précis et baptisé ABCC9. Déjà impliqué dans le risque de maladie cardiaque et de diabète, ce gène serait en fait capable de réduire la durée de notre sommeil. Plus précisément, c’est l’une de ses versions qui aurait une telle capacité.
En comparant les résultats des questionnaires et le génome des sujets, les chercheurs se sont aperçus que ceux qui possédaient deux copies d’un certain variant du gène présentaient des périodes de sommeil «significativement plus courtes» que ceux qui possédaient deux copies d’un autre variant.
Un mécanisme similaire chez plusieurs espèces ?
Or, cette conclusion s’est aussi confirmée chez la drosophile. «Le gène ABCC9 est ancien d’un point de vue évolutif, étant donné qu’un gène similaire est présent chez les drosophiles. Les drosophiles présentent aussi un comportement ressemblant au sommeil. Quand nous avons bloqué la fonction de l’homologue de ABCC9 dans le système nerveux de la mouche, la durée du sommeil nocturne s’est trouvée réduite», a expliqué le Dr Allebrandt citée par le Daily Mail.   
Co-auteur de l’étude, le professeur Till Roenneberg a commenté pour sa part : «C’est très encourageant pour nous que ABCC9 affecte aussi la période de ‘sommeil nocturne’ des mouches. Cela nous dit que le contrôle génétique de la durée du sommeil est peut-être basé sur des mécanismes similaires chez de nombreuses espèces très différentes».

Libé
Jeudi 1 Décembre 2011

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