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Des chercheurs enterrent du dioxyde de carbone au fond des océans




Des chercheurs enterrent du dioxyde de carbone au fond des océans
La solution au problème du réchauffement climatique viendra-t-elle des océans? Des chercheurs allemands ont annoncé qu'enrichir les mers avec du fer pourrait bloquer le dioxyde de carbone au fond des océans pendant des siècles, rapporte la BBC.
D’après l’équipe de chercheurs, jeter du fer dans les océans permettrait de lutter contre le réchauffement climatique en bloquant le carbone au fond des eaux. Une fois dans l’eau, le fer agit comme un fertilisant et fait croître du phytoplancton Ces petits végétaux marins captent le carbone, et une fois mort, l’entraînent au fond de l’océan.
Lors d’un test grandeur nature, les scientifiques ont jeté sept tonnes de sulfate de fer, un nutriment vital pour ce plancton végétal, dans la mer. L’équipe de chercheurs a ensuite pu observer une «floraison» de plancton couler à plus de 1.000 mètres sous l’océan, emportant le dioxyde de carbone avec lui.
Couronnée de succès, cette technique pourrait être utilisée pour se débarrasser, temporairement, d’au moins 10% des émissions de carbone mondiales. Le professeur Victor Smetacek, coauteur de l'étude, explique ainsi au Daily Mail:
 «Nous avons pu prouver qu'environ 50% de la floraison de plancton a coulé en dessous de 1.000 mètres de profondeur, ce qui indique que le carbone peut être contenu dans les profondeurs de l’océan (…) pour des durées largement supérieures à un siècle.» Comme le note The Guardian, la géo-ingénierie, c’est-à-dire les technologies dédiées à limiter le réchauffement climatique, est controversée parmi la communauté scientifique. Beaucoup s’inquiètent des conséquences  environnementales de la technique. Pour Victor Smetacek, bien utilisée, celle-ci peut cependant avoir un impact positif:  «Il faut faire la différence entre certaines techniques de géo-ingénierie qui sont plus dangereuses que d’autres. Ne rien faire est probablement la pire option.»
La technique d’enterrement de carbone dans les océans n’en n’est pour l’instant qu’à ces débuts. Les tests grandeur nature sont très coûteux et les scientifiques ont besoin de temps pour étudier toutes leurs conséquences.


Slate.fr
Vendredi 27 Juillet 2012

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