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Des chants mystiques du monde à l’honneur à Rabat

L’Association Maroc Cultures réunit les plus grands interprètes du genre, du 21 au 28 mai, sur le site historique du Chellah




Une création musicale du 15ème Festival Mawazine

Des chants mystiques issus de tous les pays et répertoires résonneront sur le site historique du Chellah, du 21 au 28 mai, à l’occasion de la 15ème édition du Festival Mawazine rythmes du monde.
Huit jours durant, les plus grands interprètes du genre se donneront la réplique sur ce lieu historique, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Venant d’une dizaine de pays,  Iran, Europe de l'Est, Egypte, Espagne, Maroc, Italie, Mongolie, Japon et Algérie, ces astres du chant mystique interpréteront différents répertoires à la joie des amateurs de ce genre musical.
« Des chants mystiques perses à la transe égyptienne, en passant par les chants populaires algériens, les mélodies yiddish d’Europe de l’Est, les tarentelles gitanes d’Europe du Sud, les incantations chamaniques mongoles et les sutras bouddhistes japonais, l’expérience mystique sera au cœur d’une programmation qui mêlera amour de la contemplation et célébration de la béatitude », souligne l’Association Maroc Cultures, confirmant ainsi l’intérêt du Festival Mawazine pour l'expérimentation et la découverte.
Les chants mystiques persans ouvriront le bal de la création du Chellah, samedi 21 mai, à travers la voix d’Alireza Ghorbani connu pour avoir puisé dans le radif traditionnel et conçu des compositions qui mettent en lumière l’attrait du chant classique persan pour la poésie des grands mystiques.
Alireza est un adepte de Rumi et des contemporains Fereydun Moshiri et Mohammad Reza Shafie Kadkani.
Au deuxième jour de ce programme, dimanche 22, le public aura rendez-vous avec les chants yiddish de Noëmie Waysfeld connu pour avoir développé des compositions qui entretiennent la flamme d’un chant fiévreux, habité, vibrant des joies et peines du monde et tout entier tourné vers un idéal transcendant.
Les Musiciens du Caire seront à l’honneur lundi 23 mai à travers le chant virtuose de Sayed Eman. Ce dernier se produira en compagnie d’un oud, d’un violon et de percussions dont les rythmes permettront de gravir, degré par degré, un chemin spirituel qui mène à la joie et à la danse.  
Pour information, l’Egyptien a été initié aux répertoires populaires, aux transes du zâr, à la chanson orientale et aux mélopées sacrées de la mystique musulmane.
Le lendemain, mardi 24 mai, l’Espagnole Ines Bacán et le Marocain Majid Bekkas offriront au public une rencontre-fusion inédite avec au programme des chants gitans et gnaouas.
En compagnie du guitariste Pedro Soler, la chanteuse sévillane conviera le public à un voyage à travers les falsetas antiguas; tandis que le joueur de gembri et musicien accompli portera l’empreinte d’une autre peine séculaire, celle des populations noires réduites en esclavage au Maghreb.
Antonio Castrignanò mêlera mercredi 25 « les répertoires typiques de la pizzica à des rythmes de bhangra indien et des séquences de la musique populaire maghrébine dans une création au cours de laquelle percussions et chant dialogueront et s’emballeront dans une excitation croissante jusqu’à la transe », assure l’Association Maroc Cultures.
Chanteur et joueur de tambourin, ce dernier fait partie de ces artistes qui ont contribué à moderniser la tarentelle (ou pizzica), une musique et danse encore pratiquée dans la région italienne des Pouilles et qui aurait des vertus curatives.
Fruit d’une rencontre spirituelle entre deux hommes épris de liberté artistique dans le respect d’une mystique intemporelle, Souffles Quartet montera sur scène le jeudi 26 mai. L’occasion pour le public d’apprécier le talent d’Enkhjargal Dandarvaanchig, surnommé Epi, dont la tradition diphonique offre une idée lumineuse de la relation qui unit l’homme, la nature et le divin. « Cette dimension à la fois naturelle et surnaturelle sera mise en valeur par le flûtiste et compositeur Henri Tournier, parfait connaisseur des formes musicales baroques et classiques de l’Inde du Nord», soulignent les organisateurs.
Accompagnée du violoncelliste Gaspar Claus, Kakushin Nishihara offrira vendredi 27 une musique extraordinairement intense. Elle ressuscitera à travers son chant et son satsuma biwa, un luth à cinq cordes pincées, des histoires de fantômes, gestes de guerriers saisis de folie sanguinaire et des lamentations de démons errants, rappelant le Japon féodal, épique et animiste.
La clôture interviendra samedi 28 avec des chants sacrés populaires de Houria Aïchi. Après avoir rendu hommage aux grandes chanteuses d’Algérie avec l’album Renayate, elle «revient aux chants sacrés et aux mélodies de l’ouest algérien, des Aurès, du Sahara et du nord de la Kabylie».

Alain Bouithy
Mercredi 4 Mai 2016

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