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Des apprentis musiciens font sensation à l’auditorium du Centre culturel d’Agdal

Les élèves du Programme Mazaya issus de milieux sociaux défavorisés en représentation




Des apprentis musiciens font sensation à l’auditorium du Centre culturel d’Agdal
Trente-six jeunes, âgés de 8 à 14 ans, déscolarisés et issus de milieux sociaux défavorisés ont donné récemment un magnifique concert de musique classique et de chant choral, à l’auditorium du Centre culturel d’Agdal, à Rabat.
Ce concert inédit s’inscrit dans le cadre du projet Mazaya. Un programme socioculturel visant à «former à la musique classique des jeunes âgés de 8 à 14 ans, déscolarisés et issus de milieux sociaux défavorisés», explique-t-on à la Fondation Ténor pour la culture, initiatrice de ce programme social.
Répartis en quatre familles des cordes, violons, altos, violoncelles et contrebasses, les apprentis musiciens ont offert au public une soirée haute en couleur.
« Un rêve de musique classique » qui se concrétise, soulignent les organisateurs, et dont se souviendront longtemps parents, familles et l’équipe pédagogique venus nombreux les encourager.
Il faut dire que ce soir-là, «les apprentis musiciens se sont surpassés et ont présenté un programme varié d’environ une heure et demie : la musique de chambre (diverses formations allant du Duo à l’Octuor), œuvres d’orchestre et la chorale», se réjouit-on à la Fondation.
Pour cette organisation à but non lucratif, ce rendez-vous inédit a permis «à ces jeunes issus de milieux défavorisés de présenter le fruit d’une année d’apprentissage».
Pour rappel, ces apprentis musiciens donnaient ce soir-là leur deuxième concert de musique classique et de chant choral, après une première prestation tout aussi réussie offerte l’année dernière à l’Ecole internationale  de musique et de danse (EIMD) de Rabat.
Etalé sur 5 ans minimum, le Programme Mazaya regroupe l’éducation non formelle et un apprentissage rigoureux d’un instrument de musique. «Il a pour vocation de permettre à ces jeunes de se prendre en charge, en leur offrant une carrière liée aux métiers de la musique (musicien, professeur de musique, etc.)», explique-t-on.
«C’est un programme qui nécessite beaucoup de moyens. Nous faisons appel à des fonds émanant du privé. Ceci dit, la Fondation Ténor pour la culture constitue la source principale», a confié à Libé Salwa Elbelkacemi.
Satisfaite des prestations des élèves du Programme Mazaya, elle souligne que ces derniers sont formés par des professionnels dont certains font partie de l’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM).
Mais «il n’a pas été facile pour les parents d’adhérer au programme. Ce n’est qu’après la première prestation de leurs enfants que nous avons vraiment senti qu’ils étaient convaincus ne son intérêt», concède notre interlocutrice et d’ajouter : «A l’issue de cette formation, les doués pourront rejoindre l’Orchestre philharmonique du Maroc et d’autres poursuivre leur formation».
Précisons que le Programme Mazaya, dont les 36 élèves sont les premiers bénéficiaires, a été lancé en janvier 2012 par la Fondation Ténor pour la culture.

Alain Bouithy
Lundi 15 Juillet 2013

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