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Des Assises qui s’inscrivent dans la continuité : Le Maroc se cherche une place sur la carte mondiale de l’industrie




Des Assises qui s’inscrivent dans la continuité :  Le Maroc se cherche une place sur la carte mondiale de l’industrie
Le Maroc s’efforce de mettre sa politique industrielle sur les rails. Des objectifs ont été réalisés mais beaucoup d’efforts restent à déployer pour concrétiser les termes du Pacte national pour l’émergence industrielle. C’est ce qui ressort des 1ères Assises de l’industrie dont les travaux ont été présidés, mercredi 7 avril 2010, par Sa Majesté le Roi à Casablanca. Ces Assises ont été sanctionnées par la signature de la convention relative à la mise en place de la plateforme industrielle intégrée de Tétouan Shore et de l’accord se rapportant à la mise en place de la plateforme industrielle intégrée de Nouaceur. C’était également une occasion pour signer la convention-cadre relative à la mise en place de plateformes de notation dans le cadre du programme «Compétitivité des PME» ainsi que d’une convention relative aux stages en entreprise.
Dans un exposé devant le Souverain, Ahmed Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies a souligné : «Qu’il s’agisse de la PME, des métiers mondiaux du Maroc, du climat des affaires, de la formation ou des plateformes industrielles intégrées, le bilan est globalement positif ».
Ainsi, le chantier de la compétitivité des PME axé sur 12 mesures dans le Pacte a été marqué par le lancement du programme Moussanada, qui permet de subventionner jusqu’à 60% des plans de modernisation, est également en place. Il permet désormais, d’après Ahmed Chami, aux entreprises de bénéficier de l’appui de l’Etat pour installer, par exemple, un système d’information, un système qualité, un système de gestion de ressources humaines.
Pour sa part, le programme Imtiaz, qui permet de subventionner jusqu’à 20% des projets d’investissement des PME, est désormais opérationnel. Il s’agissait de la mesure 57 du pacte.
Deux fonds publics et privés qui prendront des participations dans les PME seront créés, selon le ministre de l’Industrie, dès le mois de juillet. Lequel outil permettra en renforçant les fonds propres des PME, de faciliter, de fait, leur accès au crédit. Ils seront opérés par des gestionnaires privés sélectionnés. En revanche, le chantier de la nouvelle définition de la PME n’a pas avancé. Au-delà de ces mesures, la réalité est têtue: les PME migrent vers l’informel sous l’effet de la concurrence déloyale, la pression fiscale, la bureaucratie de l’Administration, le manque de ressources humaines qualifiées, la fragilité financière  et surtout le mode de gouvernance et les mesures draconiennes imposées par le secteur bancaire aux PME désireuses de contracter des prêts.
Concernant les 4 métiers mondiaux, dont le développement est porté par les investissements directs, qui sont : l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique et l’électronique, le principe, pour ces secteurs, consiste, selon Ahmed Chami, à construire l’offre Maroc destinée aux investisseurs et en faire une promotion adéquate pour les attirer.
Désormais, cette offre Maroc est opérationnelle et des réalisations concrètes sont à noter.
«Par exemple, 22 entreprises de l’offshoring ont bénéficié de cette offre à travers le remboursement de l’Impôt sur le revenu pour un montant total de 30 millions de dirhams en 2009. De même, malgré la crise, 10 projets du secteur automobile ont bénéficié des aides à l’installation, du Fonds Hassan II pour un montant de contribution total de 64 millions de dirhams. De nombreuses actions de promotion ont été réalisées par la nouvelle Agence marocaine pour le développement des investissements, dans les pays cibles», précise le ministre.
Au niveau du textile-habillement, la formation professionnelle, l’électronique et les nouvelles spécialités telles la programmation et la production des logiciels ou encore la recherche-développement, tout laisse croire que le Maroc aurait effectivement baissé les bras.
Sur un autre registre, les travaux des P2I de Fès et Oujda ont démarré en 2009, ceux de la plateforme de Kénitra, Atlantic Free Zone, démarreront dans quelques semaines, à en croire le ministre Chami. Ces P2I viendront, d’après lui, s’ajouter à celles dédiées à l’offshoring, Casanerashore et Rabat Technopolis, qui continuent leur développement.
Certains projets, en revanche, avancent en dents de scie. De plus, la rareté du foncier a retardé le lancement de la P2I du Grand Casablanca. Le site de Oulad Saleh a pu être identifié le mois dernier. D’une superficie de 220 ha, sera développé conjointement entre le ministère de l’Industrie et le ministère de l’Equipement et du Transport.
Par ailleurs, le président de la CGEM  Mohamed Horani a détaillé l’approche et la vision de l’association patronale. Il a, notamment, évoqué les mesures prises par la Confédération dans le cadre du PNEI, en particulier celles devant promouvoir la compétitivité des PME, le développement des métiers mondiaux du Maroc, l'amélioration du climat des affaires ainsi que l’investissement dans le capital humain, composante essentielle de toute politique industrielle.
Tout en insistant sur l'importance du partenariat public-privé pour mener à bien ce chantier d'envergure, Mohamed Horani a exprimé la satisfaction de l'ensemble des professionnels quant aux premiers résultats obtenus pour chacun des six métiers mondiaux du Maroc (offshoring, industrie automobile, aéronautique, électronique, textile et cuir, agroalimentaire).
"Il n'y a ni fatalité ni miracle: une économie pérenne se construit", a-t-il affirmé, ajoutant à l'adresse de SM le Roi que "le dynamisme dont fait preuve l'activité économique marocaine, sous Votre conduite éclairée, en apporte la meilleure preuve".
M. Horani a indiqué, d'autre part, que le PNEI a démontré toute sa pertinence par un pragmatisme économique basé sur la nécessité de focaliser les efforts de relance industrielle sur les filières pour lesquelles le Maroc possède des avantages compétitifs clairs et exploitables.
Initiée par le ministère de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), la 1ère édition des Assises de l'industrie s’était fixé l’objectif de réunir toutes les parties prenantes (secteurs privé et public) du PNEI afin de faire un bilan d'étapes relatif à sa 1ère année de mise en œuvre. 

Mohamed Kadimi
Vendredi 9 Avril 2010

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