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Décryptage du mode de vie des premiers Néo-Zélandais




Décryptage du mode de vie des premiers Néo-Zélandais
Publiant leurs travaux le 16 mai dans PLoS ONE, des chercheurs néo-zélandais ont analysé les ossements et les dents de défunts enterrés voici quelque sept siècles sur un site funéraire de l’île du Sud, et en déduisent le mode de vie des différents groupes qui occupèrent les premiers le pays.
C’est en analysant les isotopes chimiques des os et des dents de ces squelettes vieux de 700 ans, mis au jour voici 70 ans sur l’important site archéologique de Wairau (région de Marlborough, en Nouvelle-Zélande), qu’une équipe pluridisciplinaire dirigée par des chercheurs de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande) a pu “faire parler” ces défunts - les premiers colonisateurs du pays - quant à leurs origines et leur mode de vie et d’alimentation.
“En examinant les ratios d’isotopes de carbone et d’azote présents dans le collagène osseux, nous avons pu estimer le régime alimentaire des individus sur une période de 10 à 20 ans avant le décès. Notre analyse des isotopes de strontium dans les dents nous a permis de faire la distinction entre personnes ayant grandi dans des paysages géologiquement différents”, explique le Dr Rebecca Kinaston, qui a dirigé ces analyses.
Des recherches antérieures ont déjà révélé que, sur les 3 groupes humains enterrés séparément sur ce site, le premier se distingue culturellement des deux autres : la position des corps est différente, et les offrandes funéraires plus nombreuses - notamment des parures en os de baleine et des œufs de moa.
Des disparités au niveau du régime alimentaire. Or, la nouvelle étude montre dans ce 1er groupe une grande homogénéité en termes de régime alimentaire et d’origine géographique, alors que ces éléments sont très variés au sein des groupes 2 et 3. “Fait intéressant, les individus du groupe 1 montrent une tendance alimentaire similaire à celle identifiée chez des hommes préhistoriques d’un site des îles Marquises, en Polynésie française, ces deux populations partageant une faible diversité en sources de protéines”, poursuit le Dr Kinaston.
Les groupes 2 et 3, en revanche, dont les membres ont des origines multiples, différentes d’un individu à l’autre, ont bénéficié de ressources variées (cueillette, divers gibiers…), ce qui suggère que ces gens, probablement très mobiles - conformément à d’autres données archéologiques concernant les premiers Néo-Zélandais - ont grandi ailleurs que ceux du groupe 1, et n’étaient pas non plus confinés à Wairau.
L’inhumation de toutes ces personnes d’origines diverses sur ce site pourrait signifier qu’il s’agissait d’un lieu cérémoniel autant que d’habitation, estiment les chercheurs. Après prélèvement des échantillons osseux et dentaires, les dépouilles ont été inhumées à nouveau, par respect pour les croyances des Maoris.

Maxisciences
Samedi 25 Mai 2013

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