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Découverte d’un cimetière de poissons géants au large de l’Angola




Découverte d’un cimetière de poissons géants au large de l’Angola
Identifié par hasard au large des côtes de l’Angola, un cimetière des profondeurs permet finalement de faire lumière sur la mort de certains géants marins. Au moment de sa découverte, la zone regroupait les carcasses de quatre grands spécimens reposant sur le fond de l’océan depuis un ou deux mois. Les chercheurs sont parvenus à mettre en évidence leur identité. 
Il s’agit donc des restes d’un requin-baleine (Rhincodon typus) et de trois raies du genre Mobula. Le cimetière des poissons géants a été découvert entre 2008 et 2010 à l’aide d’un véhicule sous-marin télécommandé utilisé pour l’exploration industrielle. Reprises par le dispositif, les séquences vidéo du site, d’un kilomètre carré, ont ensuite fait l’objet d’une étude approfondie. Les différentes observations, réalisées au cours de ces analyses, ont été publiées dans la revue PLoS ONE.
La synthèse de ces travaux de recherche fait part notamment de l’importance des espèces de charognards marins. Au total, près de 50 spécimens de ce genre ont été comptabilisés autour de chacune des carcasses du cimetière. Cette découverte dévoile la modalité avec laquelle le corps de ces immenses créatures est «recyclé» après leur mort. 
«Beaucoup de recherches ont été menées sur la mort des baleines, toutefois les corps de ces grands animaux marins n’ont jamais été vraiment trouvés sur le fond des mers» explique à BBC News, Nick Higgs, chercheur à l’Institut maritime de l’Université de Plymouth et auteur principal de l’étude.
Selon le scientifique et ses collèges, les carcasses des géants marins pourraient fournir près de 4% de la nourriture totale qui arrive sur le fond de la mer au niveau de cette région. Ces dépouilles sont le siège d’écosystèmes complexes. Celles de baleines, longuement étudiées dans le passé, sont connues pour nourrir toute sorte d’espèce marine dans un parfait équilibre. Les premiers à profiter du festin sont les spécimens de poissons charognards, comme certains requins. Viennent ensuite les opportunistes. 
Connus sous le nom d’amphipodes, il s’agit de petits crustacés semblables à des crevettes qui colonisent les fonds marins. Les Osedax, vers nécrophages, assimilent quant à eux les os tandis que les bactéries décomposent certains types de graisses. 
Contrairement aux carcasses de baleines, celles retrouvées dans le cimetière marin ne présentaient pas toute cette biodiversité. «Nous avons trouvé trois ou quatre spécimens de charognards différents dont principalement des lottes» souligne Nick Higgs.
 «L’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence... mais l’écosystème semble différent de celui des carcasses de baleine», poursuit-il prudent. Etant donné la rareté de ce genre d’observations, l’équipe s’étonne que les quatre animaux morts se soient retrouvés dans la même zone. Pour l’heure, aucun élément ne permet d’expliquer cela. 

Maxisciences
Lundi 19 Mai 2014

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