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Déclin des pollinisateurs sauvages exposés aux pesticides néonicotinoïdes




Le déclin des colonies de pollinisateurs sauvages est en moyenne trois fois plus marqué lorsqu'ils se nourrissent régulièrement de plantes traitées aux pesticides néonicotinoïdes, indique une étude basée sur les cultures de colza en Angleterre entre 2004 à 2011.
Ces travaux sur une longue période montrent que "l'utilisation des néonicotinoïdes est liée au déclin à grande échelle et sur le long terme des populations des pollinisateurs sauvages", estiment les chercheurs du Centre for ecology and hydrology, dont les travaux sont publiés mardi dans Nature Communications.
De nombreux travaux scientifiques ont mis en avant l'impact négatif des néonicotinoïdes, une classe d'insecticides, sur le système nerveux des abeilles, aggravant la mortalité des colonies dans de nombreux pays.
Cette étude sur les pollinisateurs sauvages vient compléter le corpus scientifique devant servir de base à un nouvel avis de l'Agence de sécurité sanitaire européenne (Efsa) attendu pour début 2017, souligne le groupe de chercheurs.
Depuis 2013, un moratoire partiel est appliqué en Europe sur les néonicotinoïdes: trois substances actives (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) sont interdites (sauf sur les céréales d'hiver).
L'auteur principal de l'étude, Ben Woodcock, insiste toutefois sur l'aspect multi-factoriel du déclin des pollinisateurs: si l'utilisation des néonicotinoides est "un facteur majeur" de ce déclin, le scientifique rappelle qu'il est aussi dû à la perte d'habitat, à des agents pathogènes, au changement climatique et à d'autres insecticides.
Le 1er rapport mondial sur les pollinisateurs, publié en 2016 par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais) a alerté en février sur la menace que représente leur déclin pour la production agricole.
Selon l'IPBES, 5 à 8% de la production agricole mondiale, soit entre 235 et 577 milliards de dollars, sont directement dépendants de l'action des pollinisateurs.
Il existe plus de 20.000 espèces de pollinisateurs, qu'ils soient sauvages comme les papillons et les bourdons, ou domestiques, comme l'abeille d'Europe (Apis mellifera) qui fabrique du miel.
Le déclin des colonies de pollinisateurs sauvages est en moyenne trois fois plus marqué lorsqu'ils se nourrissent régulièrement de plantes traitées aux pesticides néonicotinoïdes, indique une étude basée sur les cultures de colza en Angleterre entre 2004 à 2011.
Ces travaux sur une longue période montrent que "l'utilisation des néonicotinoïdes est liée au déclin à grande échelle et sur le long terme des populations des pollinisateurs sauvages", estiment les chercheurs du Centre for ecology and hydrology, dont les travaux sont publiés mardi dans Nature Communications.
De nombreux travaux scientifiques ont mis en avant l'impact négatif des néonicotinoïdes, une classe d'insecticides, sur le système nerveux des abeilles, aggravant la mortalité des colonies dans de nombreux pays.
Cette étude sur les pollinisateurs sauvages vient compléter le corpus scientifique devant servir de base à un nouvel avis de l'Agence de sécurité sanitaire européenne (Efsa) attendu pour début 2017, souligne le groupe de chercheurs.
Depuis 2013, un moratoire partiel est appliqué en Europe sur les néonicotinoïdes: trois substances actives (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) sont interdites (sauf sur les céréales d'hiver).
L'auteur principal de l'étude, Ben Woodcock, insiste toutefois sur l'aspect multi-factoriel du déclin des pollinisateurs: si l'utilisation des néonicotinoides est "un facteur majeur" de ce déclin, le scientifique rappelle qu'il est aussi dû à la perte d'habitat, à des agents pathogènes, au changement climatique et à d'autres insecticides.
Le 1er rapport mondial sur les pollinisateurs, publié en 2016 par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais) a alerté en février sur la menace que représente leur déclin pour la production agricole.
Selon l'IPBES, 5 à 8% de la production agricole mondiale, soit entre 235 et 577 milliards de dollars, sont directement dépendants de l'action des pollinisateurs.
Il existe plus de 20.000 espèces de pollinisateurs, qu'ils soient sauvages comme les papillons et les bourdons, ou domestiques, comme l'abeille d'Europe (Apis mellifera) qui fabrique du miel.

Samedi 27 Août 2016

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