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Décès du cinéaste et intellectuel français Chris Marker




Décès du cinéaste et intellectuel français Chris Marker
Le cinéaste et écrivain français Chris Marker, réalisateur de dizaines de films dont "La jetée" et "Sans soleil", est mort dimanche à Paris, le jour de ses 91 ans, a-t-on appris lundi auprès de son entourage.
"Personnage secret, immense talent", a dit de lui le président du Festival de Cannes Gilles Jacob, rendant hommage dans un tweet à cet "esprit curieux", "cinéaste infatigable", "vidéaste" et "poète amoureux des chats"..
Né le 29 juillet 1921 à Neuilly-sur-Seine (région parisienne), Chris Marker est mort le jour de son 91e anniversaire, à son domicile parisien, a indiqué à l'AFP le critique français Jean-Michel Frodon.
M. Frodon a évoqué "quelqu'un d'immensément important pour tous les gens qui tentent de réfléchir au cinéma et à l'image, ainsi qu'au monde contemporain", un homme "explorateur dans tous les sens du terme, à la conscience politique et à l'engagement très forts".
De son vrai nom Christian François Bouche-Villeneuve, Chris Marker était "l'auteur d'une cinquantaine de films documentaires qui ont profondément marqué et influencé le cinéma mondial", a souligné la Cinémathèque française.
Il avait renouvelé le court-métrage et le documentaire avec "Cuba Si!" (1961) et "Le fond de l'air est rouge" (1977), mais aussi le récit de fiction avec "La Jetée" (1962) et ses photos fixes. Il avait aussi collaboré avec bien des réalisateurs, tels Alain Resnais, Costa Gavras et Akira Kurosawa.
Son thème de prédilection était la mémoire et, en particulier, la façon dont s'agencent mémoire individuelle et histoire.
C'est sur les jeux Olympiques d'Helsinki qu'il réalise en 1952 son premier film ("Olympia 1952"), avec de modestes moyens. Son premier long métrage, "Lettre de Sibérie", sort en 1958.
 Il filme Paris après les accords d'Evian (qui mettaient fin à la guerre d'Algérie) dans "Le Joli mai" (1963). Son texte y est lu par Yves Montand, auquel il consacrera en 1974 un reportage, "La solitude du chanteur de fond". En 1966, il raconte ses voyages dans 26 pays dans "Si j'avais quatre dromadaires". Dans les années 1980-1990, il tourne "Sans soleil" (1982), souvent considéré comme son chef d'oeuvre, et "Level Five" (1996) et explore les possibilités de la création audiovisuelle et des nouvelles technologies.
En 1997, il publie "Immemory", un CD-Rom utilisant toutes les ressources du multimédia. Et il diffuse sur l'internet son dernier court-métrage, "Leila Attacks", en 2007.
Chris Marker aimait à entretenir le mystère sur sa vie, affirmant par exemple à certains être né à Oulan Bator, et refusait d'être photographié ou de présenter ses films.

AFP
Mercredi 1 Août 2012

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