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Début du chantier de la route la plus au nord d’Amérique




Début du chantier de la route la plus au nord d’Amérique
La construction de la route la plus au nord d’Amérique, qui doit relier pour la première fois l’océan Arctique au reste du continent, a été lancée mercredi dernier par le Premier ministre canadien Stephen Harper.
Surnommée par la population locale “road to resources” (la route vers les matières premières), ce tronçon de 137 km s’étend au-delà du cercle polaire, à environ 70 degrés de latitude nord (soit la même hauteur que le port russe de Mourmansk) et doit permettre de désenclaver le village inuit de Tuktoyaktuk.
Les autorités fédérales canadiennes, qui investiront les deux tiers des 300 millions de dollars que coûtera ce chantier, espèrent diminuer le coup de la vie de cette collectivité, y attirer les touristes, mais aussi faciliter l’exploration pétrolière et gazière dans la région.
“Je suis immensément fier que l’investissement de notre gouvernement dans cette route, créatrice d’emplois, entre Inuvik et Tuktoyaktuk, permette de parcourir le Canada par voie terrestre pour la première fois d’une rive à l’autre des trois océans qui le baignent”, a dit M. Harper dans un communiqué.
Le delta du fleuve Mackenzie, à l’ouest de Tuktoyaktuk, suscite la convoitise. Les grands groupes pétroliers y veulent un oléoduc sur 1.200 km jusqu’en Alberta, coeur de l’industrie pétrolière canadienne.
D’une dizaine de mètres de large, la route la plus au nord du continent américain consistera en un remblais de deux mètres déposé sur le pergélisol et surmonté d’une couche de graviers.
Les travaux seront menés pendant la période hivernale, le pergélisol étant impraticable au dégel.
Dans les faits, cette route existe déjà mais seulement l’hiver: un tracé est dégagé sur la glace, depuis le village d’Inuvik, à quelque 140 km au sud de Tuktoyaktuk, où se termine la route permanente actuelle.
Toutefois, dès que les neiges commencent à fondre en avril, la route est impraticable et les 1.000 habitants de Tuktoyaktuk n’ont pas d’autre choix que de prendre l’avion s’ils veulent quitter les rivages de l’océan Arctique. 

Mardi 14 Janvier 2014

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