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Début de l'opération d'aide à la ville assiégée de Madaya

Al-Qaïda en Syrie a enlevé brièvement deux importants militants antirégime




Début de l'opération d'aide à la ville assiégée de Madaya
L'acheminement de l'aide humanitaire aux populations des villes assiégées de Madaya, Foua et Kafraya en Syrie a commencé lundi, a affirmé le porte-parole du Comité international de la Croix Rouge (CICR) à Damas.
 "Les 44 camions à destination de Madaya ont commencé à partir", a indiqué Pawel Krzysiek à l'AFP.
 Et "les 21 camions transportant l'aide" vers Foua et Kafraya "sont partis de Damas plus tôt car le trajet est plus long et l'opération doit être coordonnée" avec celle de Madaya, a-t-il ajouté.
 Une journaliste de l'AFP a vu les véhicules, qui étaient stationnés au départ de l'autoroute internationale Damas-Beyrouth, ont commencé à se mouvoir vers 11H50 (09H50 GMT). Ils transportent de la nourriture, du lait pour enfant, des médicaments et des couvertures.
 Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) doivent faire parvenir de l'aide aux 42.000 habitants de la ville rebelle de Madaya, à 40 km à l'ouest de Damas, au bord de la famine.
 Madaya est assiégée depuis six mois par l'armée syrienne. 28 personnes y sont mortes de faim depuis le 1er décembre, selon Médecins sans frontières (MSF).
 Dans le même temps et de manière coordonnée, les 20.000 habitants des deux localités chiites de Foua et Kafraya, encerclées par les rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest), doivent recevoir une assistance du même type. Ces localités se trouvent à 325 km de Damas et le convoi doit traverser des territoires tenus par des forces adverses.
 Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la situation y est moins dramatique qu'à Madaya car l'aviation du régime a pu larguer de la nourriture à ces deux localités.
La dernière fois que des convois humanitaires ont pu atteindre les villes rebelles de Zabadani et Madaya ainsi que les localités de Foua et Kafraya remonte au 18 octobre.
Par ailleurs, les jihadistes d'Al-Qaïda en Syrie ont brièvement retenu dimanche deux militants antirégime très connus qui animent une radio dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre, ont indiqué à l'AFP des responsables de l'opposition.
 Dans cette même province, des raids samedi de l'aviation russe contre un bâtiment servant de prison d'Al-Qaïda ont fait 81 morts, selon un nouveau bilan fourni dimanche par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et qui n'a cessé de s'alourdir.
 Les militants Hadi al-Abdallah et Raëd Fares ont été détenus tôt dimanche matin et libérés environ 12 heures plus tard, selon un communiqué publié sur Facebook par Fresh FM, la radio pour laquelle ils travaillent.
 "Les militants Hadi al-Abdallah et Raëd Fares ont été kidnappés à 06H55 (04H55 GMT) par le Front Al-Nosra (la branche syrienne d'Al-Qaïda), dans les locaux de Fresh FM" à Kafranbel, a indiqué Soner Taleb, en charge des médias à la Coalition nationale syrienne, principale formation de l'opposition en exil.
 L'OSDH a affirmé que le Front Al-Nosra avait relâché les deux militants après "les avoir interrogés".
 Selon Fresh FM, les jihadistes ont envahi les locaux de la radio, confisqué le matériel technique et les générateurs. "Ils ont rassemblé tous les drapeaux de la révolution et les ont brûlés devant l'équipe", puis ont emmené les deux responsables, très connus dans le pays depuis le début du conflit en mars 2011.
 Le Front Al-Nosra reproche à la radio "son penchant laïque et favorable aux apostats". La radio diffuse localement des programmes politiques et de variétés, ce qui ne plaît pas aux jihadistes, a dit M. Taleb.
Raëd Fares s'est rendu célèbre par ses pancartes, écrites souvent avec beaucoup d'humour, en anglais et en arabe, en soutien à la révolte contre le régime de Bachar al-Assad. Ses pancartes, qui critiquent aussi la passivité de la communauté internationale, sont largement diffusées sur les réseaux sociaux.
 "Il est le fondateur de Fresh FM. Il n'a jamais porté d'arme (...) et aspire à un monde meilleur", a confié à l'AFP le militant Ibrahim al-Idlibi.

Mardi 12 Janvier 2016

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