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Débats sur les réformes constitutionnelles à El Hajeb




Zaïdi : «Pour un front de démocrates et des forces de gauche afin de relever le défi démocratique» Chbaâtou : «La consultation populaire, jalon essentiel pour réussir le projet de la régionalisation»

« La réforme ne peut réussir que dans un cadre démocratique et la démocratie ne peut exister en l’absence d’une justice sociale et d’une pratique politique saine et responsable qui engendrerait une crédibilité loin de toute impunité ». C’est en ces termes qu’Ahmed Zaïdi a résumé la position de l’USFP au sujet des réformes constitutionnelles et politiques qui font débat au sein de toute la société. Le président du Groupe socialiste à la Chambre des représentants s’exprimait lors d’une rencontre à El Hajeb à laquelle a participé également Saïd Chbaâtou, membre du Bureau politique et président de la Région Meknès-Tafilalet. Quelle Constitution veulent les Marocains? Quelle place acquiert la transition démocratique dans la modernisation politique ? Quelles sont les nouveautés dans le mémorandum du parti de la Rose au sujet des réformes constitutionnelles ? Qu’en est-il de la monarchie parlementaire et de l’amazighité ? Autant de questions qui ont été soulevées lors de cette rencontre animée par Ahmed Zaïdi en compagnie de Saïd Chbaâtou. Auparavant, Ahmed Zaïdi avait entamé son intervention en réitérant la condamnation de l’USFP de l’attentat contre le café Argana à Marrakech. Le président du Groupe socialiste a tenu à préciser que ces actes lâches ne pourront en aucun cas freiner ni porter atteinte à la volonté du peuple marocain d’aller de l’avant dans la voie de l’édification de la démocratie. Lors de cette manifestation qui a connu une grande affluence, Zaïdi a souligné que l’USFP n’a cessé depuis toujours de lutter contre toutes les formes de prévarication et de dépravation politiques. Dans ce sens, le membre du Bureau politique a étalé plusieurs exemples pour illustrer certaines perversions et gestions douteuses de la chose publique. Il a insisté sur le fait que de hauts responsables se croient au-dessus de la loi et que l’impunité nuit énormément à la construction d’une véritable démocratie, d’où la désaffection politique des citoyens. Pour le président du Groupe socialiste, on retrouve la même image au sein de certains partis politiques, ce qui affecte énormément la vie politique au pays et retarde l’instauration d’une véritable démocratie. Avant de conclure que la loi sur les partis ainsi que les lois relatives aux élections doivent être revues et amendées. Ahmed Zaïdi n’a pas mâché ses mots en mettant à l’index plusieurs irrégularités et pratiques douteuses remarquées lors des élections face à une indifférence effarante des responsables censés protéger la démocratie et la loi. Après avoir fait un diagnostic clair et précis de la situation politico-sociale du pays, le membre du Bureau politique a évoqué le débat qui secoue notre société à travers plusieurs revendications et en particulier celle du Mouvement du 20 février. Pour lui, ce débat doit être un espace de confrontation des différentes idées et visions et un cadre de rapprochement entre les différentes composantes de notre société en vue d’édifier une véritable démocratie. Concernant le mémorandum présenté par l’USFP, Zaïdi a tenu encore une fois à expliquer que ces revendications du parti ne datent pas d’aujourd’hui et que la lutte pour ces réformes politiques et constitutionnelles a toujours figuré dans l’agenda du parti de la Rose. De son côté, Saïd Chbaâtou, membre du Bureau politique, a axé son intervention sur le volet de la régionalisation avancée. Pour le président de la région Meknès-Tafilalet, cette entité régionale est tellement complémentaire qu’il faut garder le découpage actuel contrairement aux propositions de la Commission consultative. Il a ajouté que le nouveau découpage de la région coûtera inutilement de l’argent public alors que cette entité constitue une synergie et une complémentarité certaine sur les plans social, économique, historique et culturel. Enfin, le président de la région Meknès-Tafilalet a considéré que la nouvelle proposition de découpage pour ladite région nuira aux acquis dont profite toute la population de la région.

KAMAL MOUNTASSIR
Jeudi 2 Juin 2011

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