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Débat sur les enjeux de la moralisation de la vie publique et de la gestion de la chose locale




Des experts marocains ont débattu, samedi à Assilah, des enjeux de la moralisation de la vie publique et de la gestion de la chose locale, conformément aux dispositions de la Constitution de 2011.
Intervenant lors d’une rencontre nationale, initiée par l’Observatoire méditerranéen pour le développement, la citoyenneté et l’intégration des communautés, l'Institution du Médiateur du Royaume et l’Instance centrale de prévention de la corruption, des universitaires et experts marocains ont souligné l'importance de la moralisation de la gestion de la chose locale pour la promotion de la bonne gouvernance, la consécration des droits de l’Homme et le traitement des dysfonctionnements dans certaines administrations, et mis l’accent sur le rôle de la sensibilisation et de la supervision juridique dans le règlement de certains problèmes administratifs et sociaux et la consécration des règles de l’Etat de droit.
Pour le secrétaire général de l'Institution du Médiateur du Royaume, Mohamed Lididi, la consécration de la primauté de la loi constitue une entrée principale pour la moralisation de la vie publique, la promotion de l’équité sociale et la garantie d’une meilleure qualité de services pour les citoyens, notant que la moralisation de la vie publique passe par la lutte contre la corruption financière, la garantie de la transparence, le respect de la dignité du citoyen et la capitalisation sur les bonnes pratiques.
Il a ainsi considéré que la moralisation de la vie publique et la bonne gestion de la chose locale requièrent la garantie de l’équité administrative territoriale, à même d’améliorer les services proposés aux citoyens, notant que la moralisation de la vie publique est une responsabilité collective qui nécessite une volonté à même de changer les mauvaises pratiques qui sont à l’encontre des dispositions de la Constitution de 2011 et des lois régissant la vie publique. Pour sa part, le responsable de l’unité de coordination et de partenariat national à l’Instance centrale de prévention de la corruption, Jamal El Moussaoui, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la Constitution de 2011 visant à attribuer à la société civile une responsabilité centrale pour la moralisation de la vie publique et la sensibilisation de la société.
M. El Moussaoui a, dans ce cadre, exposé les missions attribuées à son établissement en matière de communication, d’évaluation et de suivi, ainsi que les réalisations dans le domaine de lutte contre la corruption et de traitement des plaintes, passant en revue les perspectives de l’action de l’instance, conformément aux dispositions de la Constitution, en tant qu’institution nationale d’intégrité et de lutte contre la corruption.
De son côté, le doyen de la Faculté de sciences juridiques, économiques et sociales de Tanger, Mohamed Yahia, a souligné que cette manifestation vise à créer une plateforme d’encadrement, de formation et de connaissance et à ouvrir un débat constructif entre les composantes de la société civile, les académiciens et les instances concernées aux niveaux régional et national autour des dispositions liées à la moralisation de la vie publique, à l’aide d’outils académiques, outre l’échange d’expériences et la proposition de solutions alternatives pour promouvoir la moralisation de la vie publique.
Quant au délégué régional de l'Institution du Médiateur du Royaume, Abderrahim El Hani, il a assuré que cette rencontre ambitionne de développer les compétences des composantes de la société civile dans le domaine de gouvernance et de gestion de la chose publique, et de permettre aux étudiants, chercheurs, conseillers communaux et aux cadres administratifs et associatifs de prendre connaissance des rôles et des actions des institutions nationales de gouvernance.
Il a ainsi affirmé que cette rencontre s’assigne pour objectif de sensibiliser à l’importance de la participation à l’édification des institutions et à la consécration des principes démocratiques, conformément aux dispositions de la Constitution de 2011, et de mettre l'accent sur l’apport des institutions nationales dans la moralisation de la vie publique, le renforcement de la transparence et de l’intégrité et la lutte contre la corruption.
Les participants ont débattu, en outre, de plusieurs sujets, dont "Les institutions de gouvernance et les nouvelles attributions de l'Institution du Médiateur du Royaume", "Les perspectives de moralisation de la vie publique", "Les attributions de l'Instance centrale de prévention de la corruption dans la mise en place des mesures de lutte contre la corruption et la protection des deniers publics", "Le rôle de la gouvernance dans la moralisation de la vie publique", "La pratique participative" et "Le guichet unique, entrée principale pour le développement du service public".

Mardi 17 Mai 2016

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