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Débat à Ifrane sur les élections de 2009 : L’appel des urnes




Débat à Ifrane sur les élections de 2009 : L’appel des urnes
Comme annoncé en temps opportun sur ces mêmes colonnes, le club estudiantin «Moroccan Economic & political Leaders» de l'Université Al Akhawayn d'Ifrane a organisé dernièrement un débat national autour du thème «Elections 2009 : Quelles conditions pour quelles perspectives?».
Mehdi Mezouari, membre du Conseil national de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), Ismail Alaoui, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Abdessalam Mesbahi membre du Conseil national du parti de l'Istiqlal (PI), Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) et Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement populaire ont répondu à l’appel et fait le déplacement à Ifrane pour débattre de la thématique et répondre aux questionnements des étudiants.
Cette rencontre n’a pas seulement visé à débattre des défis et enjeux majeurs que rencontre le Maroc, mais elle a contribué surtout à exposer et à confronter les différentes approches qu’offrent nos élites politiques.
Pour les étudiants membres du club, «c’est une réponse au peuple marocain, à son sentiment de sous-représentativité politique clairement exprimé lors des élections 2007, au manque de crédibilité des élites censées le représenter, que nous tenons à restituer un dialogue aujourd’hui essoufflé. C’est une invitation à l’optimisme et à la responsabilité qui, ici et partout ailleurs, redonneront à tous les jeunes Marocains l’opportunité de croire et de participer : croire que leurs potentialités sont aujourd’hui estimées et participer à renforcer les acquis politiques que les prédécesseurs leur ont légués».
Au cours de son intervention, le secrétaire général du PPS, Ismail Alaoui a relevé qu’"il ne serait pas judicieux de dire que la désaffection des jeunes est à imputer à la classe politique, mais il y a par contre une responsabilité commune des uns et des autres".
Tout en rappelant que chaque parti politique a des instances de jeunes qui réfléchissent principalement sur les problèmes de cette catégorie, l'intervenant a souligné que malgré les efforts déployés pour la résolution des problèmes des jeunes, beaucoup de chemin reste à faire. Les jeunes doivent avoir  l'esprit de créativité pour trouver les bonnes solutions à leurs problèmes, en premier lieu au chômage, a-t-il dit, plaidant pour le soutien à la création de projets personnels par les jeunes et de petites et moyennes entreprises ayant la capacité d'employer un grand nombre de jeunes.
Après avoir mis l'accent sur les acquis politiques réalisés par le Royaume, le secrétaire général du PJD a appelé les jeunes à sortir de l'attentisme et participer à la prise de décisions. Pour lui, "les jeunes doivent comprendre qu'en politique ou bien vous vous impliquez ou bien vous subissez les décisions des autres". 
Dans ce sens le SG du PJD a souligné le rôle des jeunes et des femmes du fait qu'ils sont "les garants d'un lendemain meilleur". De son côté, le secrétaire général du M.P, Mohand Laenser, a appelé les jeunes à ne pas admettre tous les clichés faisant de l'homme politique une personne courant seulement derrière ses intérêts personnels et faire preuve de persévérance en faisant entendre leurs voix.
Pour l'intervenant, « notre jeunesse ne manque pas d'idées, mais elle a seulement besoin de croire en elle et d'être accompagnée pour la réalisation de ses projets ».
Quant à Abdessalam Mesbahi, membre du conseil national du PI, il a souligné lors de son intervention que "la forte participation des jeunes dans les instances politiques est une responsabilité qu'ils partagent avec les formations ».
Au lieu de tourner le dos à la politique, a-t-il affirmé, les jeunes doivent faire preuve d'initiative en votant pour la bonne personne qui les représentera et en adhérant massivement aux partis politiques". Il a relevé que l'édifice du développement politique ne peut être fondé sur des bases solides sans que les jeunes, qui constituent plus du tiers des Marocains, n'y apportent leur pierre, en prenant en main la gestion de leurs affaires.
Mehdi Mezouari, membre du conseil national de l’USFP, a tenu, pour sa part, à noter qu'il est grand temps de chercher les raisons de la crise de confiance que connaît le paysage politique actuel.
Pour lui, toutes les composantes de la scène politique partagent une part de responsabilité.
En expliquant qu'"en premières lignes, on trouve les partis politiques, les jeunes eux-mêmes et la société civile". M. Mezouari, qui est également secrétaire général adjoint de la Jeunesse Ittihadia, a ajouté que le renouvellement des élites généralement vieillissantes des partis politiques en y injectant un sang nouveau est de nature à encourager les jeunes à s'engager dans les formations politiques.


MOHAMMED DRIHEM
Mercredi 29 Avril 2009

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