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De tergiversations en atermoiements, Benkirane s’escrime à freiner l’élan syndical


La scandaleuse marginalisation de la FDT



Le dialogue social a repris hier entre le gouvernement et les centrales syndicales après quelques  années de tension et de divorce.
Plusieurs  dossiers sont au menu de cette réunion. Notamment l’augmentation des salaires, les libertés publiques, la réforme de la retraite, la mise en application du reliquat de l’Accord du 26 avril 2011 ou encore le dossier chaud des enseignants stagiaires.
Nombre d’observateurs considèrent que le chef du gouvernement a été contraint de s’asseoir à la table des négociations avec les centrales syndicales après que ces dernières ont réussi à bloquer le projet de réforme des caisses de retraite soumis à la Chambre des conseillers. 
Cette problématique a constitué, pour rappel, une pomme de discorde entre le gouvernement et les centrales syndicales qui refusent toute réforme au dériment des ouvriers, des employés et des fonctionnaires. 
C’est d’ailleurs cette divergence des points de vue qui explique que cette réforme traîe depuis décembre 2003, date des Assises nationales sur la réforme des régimes de retraite qui ont permis la création sous la présidence du Premier ministre de l’époque d’une Commission nationale chargée de ce dossier. Mais au dialogue et à la concertation, Abdelilah Benkirane a préféré imposer sa vision de réforme de ces caisses sans concertation avec les centrales syndicales.
Les observateurs estiment que la réunion d’hier est une simple manœuvre pour briser l’élan syndical par un chef du gouvernement qui n’a cessé depuis sa nomination de tergiverser pour gagner du temps tout en jouant sur les contradictions entre les partenaires sociaux pour faire échouer toute offensive syndicale à même de porter ombrage à sa politique. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre sa décision de ne pas avoir invité la Fédération démocratique du travail (FDT) à la réunion d’hier. Laquelle décision a été fortement critiquée par cette dernière centrale qui n’a pas admis que le chef du gouvernement n’ait pas daigné l’inviter au dialogue social tout en sachant qu’elle a obtenu la troisième place aux élections des commissions paritaires dans le secteur public.  Selon ce syndicat, la logique démocratique exige que le gouvernement Benkirane respecte la représentativité de la FDT dans le secteur public, selon un communiqué de presse.
« La forte représentativité de la FDT dans la fonction publique exige selon les règles démocratiques qu’elle soit un interlocuteur du gouvernement dans un dossier important concernant les salariés de ce secteur, à savoir le dossier de la retraite », a souligné la même source.
La FDT a rappelé également que le chef du gouvernement n’a jamais respecté le principe de la représentativité lorsqu’il s’agissait de l’Union nationale du travail du Maroc (UNTM) proche de son parti, le PJD en l’occurrence, étant entendu que depuis son installation comme chef du gouvernement, Benkirane n’a eu de cesse d’inviter ce syndicat même au temps où il ne figurait pas parmi les centrales syndicales les plus représentatives.  
 

T. Mourad
Mercredi 13 Avril 2016

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