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De part et d'autre de l'Atlantique : DSK face à deux fronts judiciaires




Dans l'affaire du Carlton à Lille et dans l'affaire Diallo à New York, l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn se trouvera mercredi face à deux fronts judiciaires de part et d'autre de l'Atlantique, au pénal en France, au civil aux Etats-Unis.
Au terme de deux journées et une nuit de garde à vue à Lille (nord) il y a un peu plus d'un mois, Dominique Strauss-Kahn s'était vu délivrer une convocation "aux fins de mise en examen" pour "complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée" et "recel d'abus de biens sociaux".
Des infractions passibles de vingt ans de réclusion criminelle et cinq ans d'emprisonnement. A New York, se tiendra devant la Cour suprême du Bronx la première audience civile dans l'affaire du Sofitel où DSK est accusé de viol par la femme de chambre Nafissatou Diallo, pour laquelle les poursuites pénales ont été abandonnées.
Le juge Douglas McKeon présidera une audience sur la motion des avocats de M. Strauss-Kahn, qui affirment que l'ancien directeur général du FMI ne peut être poursuivi au civil car il bénéficiait au moment des faits d'une immunité diplomatique totale.
Ni M. Strauss-Kahn ni Mme Diallo ne sont tenus d'être présents lors de cette audience.
"Je donnerai à chacun des avocats (des deux parties) l'opportunité de défendre leurs arguments, et je leur poserai des questions. Et je rendrai ma décision dans les semaines qui suivront. Ce sera une décision écrite", explique le juge McKeon. S'il décide que M. Strauss-Kahn ne peut pas être poursuivi, "c'est la fin de l'affaire", selon ses termes.
Si, à l'inverse, il retient les arguments des avocats de Nafissatou Diallo, selon lesquels DSK ne peut prétendre à cette immunité diplomatique, commencera alors la procédure devant mener à un procès.
A Lille, les magistrats qui instruisent l'affaire de proxénétisme dite du Carlton cherchent notamment à déterminer si l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, notamment à Paris et Washington, étaient rémunérées.
Certaines d'entre elles ont soutenu qu'il ne pouvait l'ignorer ou qu'il le savait, ce que DSK a réfuté lors de sa garde à vue, a-t-on affirmé de source proche du dossier. DSK a soutenu devant les enquêteurs qu'il ne pouvait imaginer que ces jeunes femmes puissent être des prostituées car certaines "lui ont été présentées par des responsables policiers", selon une source proche de l'enquête.
L'enquête a fait ressortir que plusieurs déplacements de protagonistes du dossier, accompagnés de prostituées, avaient été organisés et financés par deux entrepreneurs du Nord de la France, Fabrice Paszkowski, responsable d'une société de matériel médical, et David Roquet, ancien directeur d'une filiale du groupe de travaux publics Eiffage. Si les juges estimaient que DSK connaissait l'origine frauduleuse de ces dépenses, il pourrait être poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux.

AFP
Mardi 27 Mars 2012

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